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Préparer son enfant à l’arrivée d’un petit frère ou d’une petite soeur

Après votre divorce, vous avez retrouvé l’amour et l’avez présenté à vos enfants. Mais votre nouvelle romance ne s’arrête pas là… Vous avez en effet prévu de pouponner à nouveau. Afin que tout ce passe au mieux, voici nos conseils afin d’aider votre/ vos aîné-e-s à accepter au mieux votre futur enfant.

Si un nouvel enfant est une nouvelle source de bonheur, cela s’accompagne généralement d’une nouvelle organisation pour gérer au mieux votre petite famille. Également, consacrer du temps au-x plus grand-s pour le/les préparer à cette arrivée afin qu’il-s accueille-nt bien la nouvelle, puis le nouveau membre de la petite famille. D’ailleurs, si vos enfants peuvent sembler réticents à l’annonce de la nouvelle, ils se rendront très vite compte qu’avoir un petit frère ou une petite sœur est une très bonne chose pour eux. Mais comment leur en faire prendre conscience ? Voici nos astuces.

La magie des livres

C’est bien connu, les enfants adorent quand on leur raconte des histoires. D’ailleurs, leur magie est également lié au fait que les enfants s’identifient à leurs héros favoris. Au détour d’un livre, vous pouvez annoncer la nouvelle aux enfants, d’autant plus que beaucoup de livres traitent ce sujet. En s’identifiant au personnage principal, vos enfants comprendront que c’est une excellente nouvelle et en seront d’autant plus excités.

Du bon temps pour votre enfant

Vos ou votre aîné-s a l’habitude d’être votre principal centre d’intérêt. Il va donc de soit qu’il aura besoin d’être rassuré quant aux changements qui vont se produire à l’arrivée du bébé. Certes, le bébé deviendra une nouvelle source d’attention et il faudra s’en occuper au mieux. Mais il ne faudra pas pour autant oubliés les plus âgés, en leur consacrant du temps pour leurs activités favorites. Vous passerez probablement moins de temps avec vos aînés, essayez de faire en sorte que chaque seconde passée à ses côtés soit unique ! Un temps consacré en tête à tête permettra également de freiner les sentiments de rivalité et de jalousie. Car oui, il est possible que vos enfants ressentent ces sentiments… A vous de les rassurez !

Soyez présent pour lui

La présence c’est certes, consacrer du temps à son enfant, mais aussi être à son écoute à n’importe quel moment de la journée. N’ayez donc pas peur de répondre autant que possible à toutes ses interrogations concernant la grossesse et l’arrivée du bébé, aussi loufoques soient-elles. Vous pouvez également prendre les devant en anticipant ses questions (Pourquoi un nouvel enfant alors que je suis déjà là ? M’aimeras-tu autant ? etc.) afin de le rassurer.

Impliquez-le !

Il sera d’autant plus pressé d’accueillir sa/son petit-e sœur/frère s’il se sent impliqué dans son arrivée. Vous pouvez l’impliquer dans les préparatifs, mais également rendre son arrivée concrète. Par exemple, au lieu de l’appeler « le bébé », dîtes « ton petit frère/ta petite sœur », voir même son prénom s’il a déjà été décidé ! En parlant du prénom, vous pouvez demander à votre aîné ce qu’il en pense. Expliquez-lui aussi qu’un nouveau né est fragile et qu’il faudra qu’il attende avant de pouvoir jouer avec. Il devra le traiter avec douceur, vous pouvez lui montrer, à l’aide d’une peluche ou d’une poupée, comment le porter par exemple. Votre enfant se sentira fière dans son rôle de grand frère/grande sœur.

S’il veut râler, laissez-le

Votre enfant aura peut être envie de râler, de faire par de son mécontentement, de sa jalousie… Laissez-le faire. Il a besoin de s’exprimer. Écoutez-le, rassurez-le et dans quelque mois, tous ses doutes se seront dissipés !

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Premier Noël sans papa/maman : nos conseils

On ne va pas vous mentir : passer un premier Noël sans ses enfants est démoralisant. En effet, depuis bien longtemps cette fête est le symbole d’une union familiale. Mais rassurez-vous, vous n’êtes pas seul-e. Depuis les années 70, le nombre de familles recomposées ne cesse d’augmenter. On estime aujourd’hui que plus d’un enfant sur dix vit ainsi.

Comment organiser votre premier Noël de divorcé ?  Comment préparer Noël avec son nouveau conjoint et ses enfants ? Quelles sont les erreurs à ne pas commettre ? Comment en parlez aux enfants ? Family Facility vous conseille.

Premier Noël de divorcé : Comment s’organiser ?

Vous étant séparés cette année et à l’approche de Noël, une seule question persiste : chez quel parent l’enfant doit-il réveillonner ? Si la pratique religieuse est de moins en moins populaire, Noël reste ancré comme un moment important pour les familles et est la fête autour des enfants par excellence. Après un divorce, un déséquilibre se crée naturellement. Heureusement, la solution peut être assez simple : multiplier les Noël, les bons plats et les cadeaux ! Pour ce qui est du jour J, vous pouvez vous mettre d’accord avec votre ex conjoint pour alterner le partage des fêtes : le réveillon du 24 sera chez maman cette année, le repas du 25 chez papa. Et l’an prochain, on inversera. Il est donc préférable de s’y prendre à l’avance si vous voulez réunir toute votre famille pour cette occasion, afin que tout le monde s’accorde sur les dates. Ce n’est pas grave si ce n’est pas le jour J, mieux vaut être souple sur le planning et offrir à vos enfants un Noël dont ils se souviendront.

Il se peut que l’enfant culpabilise si cette année, vous ne fêtez pas Noël le jour J avec lui. Dans ce cas, il est important de le rassurer en lui assurant que vous ne serez pas seul-e à Noël, qu’il ne doit pas s’en inquiéter et qu’il va passer un très bon moment avec son autre parent. D’autant plus, qu’il fêtera bientôt Noël une deuxième fois à vos côtés !

La mauvaise idée

Vouloir réunir toute la famille pour atténuer le chagrin de l’enfant. Hormis des situations exceptionnelles, ça n’est jamais la solution et n’est pas réaliste. D’une par, l’enfant pourrait croire à la réconciliation de ses deux parents, et que la magie de Noël a vraiment opérée. Il en serait d’autant plus triste et déçu ! D’une autre par, les tensions et les rancoeurs, l’alcool n’arrangeant rien, pourraient ressurgir lors du repas. Argent, motif de rupture, garde des enfants… Ce n’est probablement pas l’image de Noël que vous souhaiteriez véhiculer à votre enfant.

En revanche, vous pouvez discuter au préalable des cadeaux avec votre ex conjoint-e et lui souffler des idées. De plus, cela évitera les doublons.

Organiser le premier Noël avec mon nouveau conjoint et ses enfants

Cela peut être une grosse source de stress… Mais pas de panique, tout se passera pour le mieux ! Si Noël se fait chez vous, assurez-vous de mettre tout le monde à l’aise et de traiter tous les enfants équitablement. S’il y a d’autres membres de votre famille que la famille de votre nouveau conjoint serait susceptible de ne pas connaître, n’hésitez pas à faire les présentations !

Si Noël se fait chez votre nouveau conjoint, n’hésitez pas à en discuter avec vos enfants au préalable : comment se sentent-ils par rapport à cela ? Rassurez-les et pour les mettre plus à l’aise, vous pouvez parler de cette nouvelle famille en créant un contexte autour de chaque membre. Par exemple, il y aura Josiane, c’est la maman de Daniel, elle était institutrice. Cela aidera davantage les enfants à avoir des repères.

Egalement, vous allez devoir avoir une discussion non négligeable avec votre nouvelle âme soeur : la venue du Père Noël. Si les enfants y croient encore, assurez-vous d’être d’accord et de véhiculer la même histoire. Rien ne doit être laisser au hasard pour que la magie opère ! Soyez également d’accord sur le nombre de cadeaux. Cela peut paraître anodin mais les enfants se sentent souvent en compétition par rapport à cela. Veillez aussi à en discuter avec lui/elle, voir même aller faire les courses de Noël ensemble. En effet, s’il y’a peut de chance de vous tromper pour vos enfants, le risque d’offrir le mauvais cadeau aux enfants de votre partenaire est plus élevé.

Si la réunion des enfants n’est pas habituelle, gare aux concurrences, au sentiment d’intrusion pour ceux qui ne fêtent pas Noël chez eux, et à la jalousie pour ceux qui ne voudraient pas partager leur parent ! Dans ce cas, il ne doit pas il y avoir de différence de traitement entre les enfants. Impliquez-les dans les préparatifs (par exemple, une équipe peut cuisiner des petits gâteaux et une autre peut faire des bricolages pour décorer la table), et le même nombre de cadeaux pour chacun d’entre eux ! Egalement, pour souder votre nouvelle famille, vous pouvez instaurez un nouveau rituel de Noël : une sortie exceptionnelle, un dessert particulier, un jeu de société ou encore une sorte d’Incroyable Talent où toute la famille participe !

La mauvaise idée

Afin que cela se passe au mieux, il faut bien évidemment que les enfants connaissent ce nouveau conjoint ainsi que ses enfants. La mauvaise idée serait de présenter cette nouvelle famille à Noël. Pour les enfants, ce moment de l’année signifie qu’ils voient toutes les personnes qui leur sont chères et ils ne comprendraient pas que des inconnus réveillonnent avec eux.

Voila, vous avez toutes les clés en main pour passer un merveilleux Noël ! N’hésitez pas à nous partager vos expériences !

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Famille recomposée : quelques conseils

Séparé(e) depuis quelques temps, vous avez rencontré quelqu’un d’autre… Et cette personne a elle aussi des enfants ! Dès lors, il est normal d’avoir quelques appréhensions : Comment vont réagir vos enfants ? Comment faire pour que la cohabitation se passe bien ?  Voici nos conseils pour que chacun trouve sa place au sein de cette nouvelle famille recomposée.

Ne pas se précipiter

Vos enfants, et ceux de votre nouvelle âme sœur, peuvent avoir une réaction quelque peu agressive suite à l’annonce de l’arrivée d’un « nouveau parent » dans la famille. L’enfant a besoin de temps pour accepter de créer un lien avec un adulte, et c’est d’autant plus dur pour lui lorsqu’il s’agit du conjoint de son parent. Ce qui est compréhensible, les enfants n’ont peut être pas encore fait le deuil de leur ancienne famille. Il est de votre rôle de bien préciser à vos enfants que leur beau-père ou belle-mère, ne remplacera pas son papa/maman et qu’il n’a que de bonnes attentions à son égard. Il ne faut pas hésiter à parler longuement avec les enfants, sur ce qu’ils en pensent, quels sont leurs a priori, leurs inquiétudes… La rencontre peut également être difficile car votre nouveau conjoint et ses enfants ont des habitudes et une culture qui peuvent être différentes des votre. Les enfants vont donc devoir se forger de nouveaux repères et cela sera d’autant plus difficile si votre enfant entre dans l’adolescence. Il est important de leur laisser le temps qu’ils ont besoin pour accepter la situation.

Parler des relations avec les beaux-enfants

Au même titre, cette nouvelle vie va induire bien des changements pour vous-même, notamment avec la rencontre des enfants de votre nouvel(le) ami(e). Vous allez devoir construire une relation avec eux, mais n’oubliez pas que le rôle de belle-mère peut être  d’autant plus difficile à assumer. En effet, non seulement la belle-mère va prendre la place que son nouveau conjoint veut bien lui laisser mais également le rôle que la mère biologique va accepter de lui laisser. Ce dernier va être lié à la façon dont elle a vécu la séparation avec son ex-mari et si elle a encore des rancœurs. La bonne attitude est d’aborder clairement la question avec votre nouvelle moitié. Les non-dits et les ruminations en solitaire, sont évidemment à proscrire, ne faisant qu’envenimer la situation. Il est également important d’avoir une discussion avec les enfants de votre conjoint, en leur expliquant que vous allez faire de votre mieux pour les protéger, sans pour autant prendre la place de leur père/mère, que vous n’êtes pas un(e) ennemi(e).

Se montrer équitable dans la différence

S’occuper de vos enfants et de ceux de votre conjoint confronte tout le monde à la question : « Doit-on traiter son enfant et celui de l’autre de la même façon ? ». S’il faut faire attention à ne privilégié personne, il est indéniable qu’il existe une différence entre la relation de son propre enfant et celui de l’autre. De plus, les enfants ne sont pas dupes, ils savent très bien que vous n’aimez pas vos enfants de la même manières qu’eux-même et ils souffriraient si vous leur faisiez croire l’inverse. Admettre cette réalité c’est se donner les moyens d’être le plus juste possible. Egalement, il faut faire attention à ne pas être moins exigent avec vos beaux-enfants sous prétexte que ce ne sont pas les vôtres. Ils se sentiront délaissés et ce n’est pas votre rôle d’adulte. Il est important d’être attentif aux éventuelles inquiétudes de l’enfant du conjoint et d’être à même de l’écouter et de le rassurer si besoin est. Quant à votre enfant, afin de conserver la relation que vous avez avec lui, vous pouvez lui proposer des sorties ou des rendez-vous en tête à tête, permettant de lui prouver que son statut n’est pas menacé et de préserver une intimité.

Posez des règles pour organiser le quotidien

La nouvelle cohabitation et la création de votre nouvelle famille impliquent que de nouvelles règles soient définies. On doit toute fois rester dans une logique d’équité, ces nouvelles règles doivent donner une place à chacun au sein du foyer. Egalement, instaurer des règles rassurantes pour tous : cette année l’enfant passera Noël chez son père, l’année suivante chez sa mère… Pour ce qui est des sorties familiales, du programme télé ou encore des vacances scolaires, négociez-les en famille, après concertation des uns et des autres. Cela permettra d’apprendre à mieux vous connaître et de montrer que chacun est important au sein de cette nouvelle famille.

Se créer une « nouvelle famille » peut être perturbant pour les enfants, mais une fois que les bases seront posées et après une discussion avec chaque membre de la famille, chacun pourra trouver sa place et profiter pleinement des joies de votre nouvelle famille !

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L’après-séparation, comment réussir sa famille recomposée

De nombreuses questions peuvent se poser lors de la « reconstruction » d’une nouvelle vie avec une nouvelle tribu. La vie de couple ne s’arrête pas après un divorce et les parents peuvent refaire leur vie avec une nouvelle famille, une famille recomposée. Mais pour éviter l’addition de rancunes et la propagation des conflits, il est important de prendre en compte quelques critères à approfondir en famille, mais aussi avec sa famille recomposée.

« On choisit ses amis, on ne choisit pas sa famille ». Cette citation est d’autant plus vraie lorsqu’il s’agit d’une famille recomposée. Malgré la « belle vie » des séries télévisées, la vie d’une famille recomposée n’est pas toujours drôle : jalousie, trouver sa place dans cette nouvelle vie, rapport à l’autorité sont autant de contraintes et challenges que ces familles recomposées doivent relever dans leur vie de tous les jours.

Pour relever ces dangers, il n’existe pas de solutions miracles mais il est important d’en comprendre les enjeux et de définir des repères pour une famille recomposée et d’identifier le rôle de chacun pour cultiver une vie commune plus agréable.

Un nouveau compagnon dans la famille.

Ce changement dans la vie de famille fait qu’il faudra du temps aux enfants pour former des liens avec l’adulte. D’autant plus s’il s’agit du nouveau compagnon de son parent. Avant de « recevoir » le conjoint(e) à temps complet à la maison, il est important de prendre le temps de discuter avec ses enfants et de prendre en compte leurs avis, leurs aprioris, leurs inquiétudes.

Même si l’enfant n’a pas le pouvoir de décision concernant la vie privée de ses parents, il reste au centre de ces changements familiaux. C’est pourquoi il est important que la rencontre entre eux ne soit jamais le « fruit du hasard ». Il est nécessaire d’officialiser la rencontre pour permettre d’exprimer plus sereinement le nouveau cadre de vie de l’enfant.

Pour mieux appréhender ces changements, il est essentiel de le faire dans un espace neutre (repas, sortie, etc.) tant pour l’enfant que pour le futur beau-parent. Cette rencontre déterminera l’envie de l’enfant de s’investir dans cette nouvelle relation. C’est pourquoi, il ne faut pas imposer la nouvelle relation, le nouveau statut du compagnon, de papa ou de maman comme beau-parent. Il faut laisser à l’enfant le temps de créer des rapports avec son futur beau-parent.

Quelle place pour le beau-parent ?

Il est important que l’enfant comprenne que son beau-parent n’est pas un copain ou un égal mais bien un adulte. Il doit savoir qu’il peut compter sur ce beau-parent mais, en contrepartie, il doit lui obéir et le respecter.

Le beau-parent, même s’il a un rôle éducatif, a un devoir de protection et un droit d’autorité, il ne doit pas se substituer au rôle de père ou de mère car l’enfant à déjà son « vrai »parent mais s’ils sont séparés. C’est pourquoi le rôle du parent présent est décisif car c’est lui qui va épauler son nouveau compagnon à trouver sa place dans cette famille recomposée, en lui donnant des initiatives au sein de cette nouvelle famille recomposée.

Quel nom pour le beau-parent ?

Il est sûr que le nom « papa » ou « maman » n’est pas optatif d’autant plus si le vrai parent contribue à l’éducation de l’enfant. Le plus courant est la dénomination du prénom du beau-parent. Cependant, dans une famille recomposée, même si les relations sont facilitées au début, il peut y avoir une ambivalence. D’une part, il permet de définir la place chacun, que ce soit du beau-parent et de l’enfant. D’autre part, les limites entre l’enfant et le beau-parent, ne sont pas clairement définies. C’est donc important que le beau-parent n’est pas un rôle de « copain » et qu’une véritable position d’adulte soit définies.

Les surnoms, choisis par l’enfant, doivent parallèlement être acceptés par le beau-parent car il permet d’identifier un statut particulier et montrer une charge affective de l’enfant qui créé du lien.

Quel statut pour le beau-parent ?

La question que l’on peut se poser est celle de la façon dont-on doit traiter son enfant et celui de l’autre parent. Doit-on avoir les mêmes réactions pour chacun enfant ou tempérer son autorité par rapport à l’enfant de l’autre parent.

Même s’il est important de ne pas avantager plus un enfant que l’autre, il est clair que l’on ne peut pas contester le fait qu’il existe une disparité entre les relations avec son enfant et celui de l’autre parent. Il est donc important de considérer chaque enfant de manière différente. Le plus important est d’être vigilant aux hypothétiques inquiétudes de l’enfant du conjoint et d’engager la discussion avec lui pour tranquilliser la situation.

Pour éviter qu’un des enfants se sente délaissé, il est nécessaire de prêter attention à son bien-être en veillant à ne pas être moins pointilleux avec l’enfant de l’autre parent même si l’on n’est ni le père ou la mère de celui-ci. Il faut aussi savoir accorder du temps à son propre enfant, en intimité, pour montrer que son statut n’est pas menacé.

Des dissonances dans le style d’éducation.

Il est important de définir des règles de vie commune, et que celles-ci soient respectées, même si les enfants ne vivent pas sous le même toit la semaine et le weekend. Il n’existe rien de pire pour l’enfant que des parents qui se contredisent devant eux. Les enfants sont intelligents et sauront utiliser les failles que se présentent face à eux.

Même si des différends, qu’ils soient inévitables ou non, naissent, il faut savoir les mettre de côte sur le moment, puis en rediscuter après pour remettre les choses au clair et trouver un terrain d’entente. Concernant la famille recomposée, il est important d’élaborer des rites (fêtes, discussions, sorties, etc.) permettant de créer des liens collectifs.

Comment gérer les conflits dans une famille recomposée ?

Il est vrai que l’enfant n’est pas toujours capable d’accepter l’autorité du beau-parent. C’est pourquoi le parent légitime doit soutenir les choix de son nouveau compagnon. Si vous constatez que le conflit dure, il ne faut pas s’entêter, mais prendre le temps d’en discuter avec la mère ou le père qui interviendra par la suite pour en faire jouer son autorité.

Cette situation peut être due au fait que ni l’enfant, ni le beau-parent ne se sentent décidés de créer une véritable relation « parentale ». Cependant, il ne faut surtout pas, pour le beau-parent, tenter d’acheter la sympathie de l’enfant au risque d’envenimer les choses.

Cette situation n’est jamais facile tous les jours pour les beaux-parents, mais il est important de laisser l’enfant s’exprimer et lui montrer que l’on conçoit bien la situation. Cependant, il est nécessaire de définir des limites telles que la violence.

N’oubliez pas que, même si vous êtes dans une famille recomposée, la « loi » dans la maison se fait à deux parents, mais il faut être capable de faire sentir à l’enfant que le lien qu’il l’attache à son véritable parent est un lien privilégié.

Quelles relations entre le beau-parent et l’ex-conjoint ?

Même si l’ex-conjoint ne fait plus directement parti de votre vie, il est important de l’informer de l’arrivée de votre nouveau compagnon dans la vie de famille de l’enfant. L’ex-conjoint doit être informé de la personne avec qui va grandir son enfant. Cependant, il est inutile de faire semblant de s’aimer au risque de désorienter l’enfant. Pour autant, il n’est pas nécessaire que les conflits soient souhaitables surtout que l’enfant se retrouve généralement au centre des discordes (jours de garde, pensions alimentaires, etc.).

Aujourd’hui, les critiques qui peuvent exister entre l’ex-conjoint et le beau-parent, et inversement, sont généralement très perturbantes pour l’enfant. La dévalorisation de l’un ou de l’autre, qui le construisent jour après jour, risque de dévaloriser l’enfant lui-même.

Cette situation risque de faire naitre chez l’enfant un conflit de loyauté et par conséquent s’interdire une relation avec son beau-parent, au sein de sa famille recomposée, par crainte d’abandonner son vrai parent. Il est important de créer et d’entretenir des relations civilisées devant l’enfant. Cette situation sera possible que si les conflits sont résolus et qu’aucune rancœur n’existe entre les ex-conjoints. Cette relation permettra de définir plus simplement le rôle de chacun : le parent, l’ex-conjoint et le beau-parent, dans l’éducation de l’enfant.

Quelle organisation dans la famille recomposée ?

La situation parfaite pour chaque enfant serait qu’ils aient une chambre chacun, ou au minimum une chambre réservée lorsqu’ils sont en visite chez leur parent. Dans certains cas, les enfants des deux parents se retrouvent à partager la même chambre. En bas âge, cela peut favoriser la complicité, mais lorsque ceux-ci sont plus grands, cela peut créer des conflits. C’est pourquoi il est nécessaire de demander l’avis de chacun et qu’ils se sentent respectés dans leur lieu de vie.

Famille recomposée : une nouvelle fratrie.

Peut importe les familles, il existe des affinités plus ou moins forte avec un frère ou une sœur. Ce qui peut aussi être le cas dans une famille recomposée. Il est important que le respect soit le mettre mot au sein du foyer. En étant un parent juste, à l’écoute de chacun, on bâtira plus facilement les fondements d’une meilleure entente entre eux.

Famille recomposée : comment bien accueil l’enfant en visite.

Pour un enfant, il est toujours difficile d’arriver le weekend chez son autre parent et de le voir consacrer sont temps à l’éducation des enfants de son nouveau conjoint. La jalousie peut naitre chez celui-ci. Il est donc important que le parent fasse que son enfant ne se sente pas de trop ou comme simple visiteur. Et l’enfant sera d’autant plus sensible s’il voit que son parent a tout organisé pour chacune de ses venues. Plus que préparer sa venue, le parent doit aussi accorder des moments privilégiés avec son enfant (restaurant, cinéma, sport, activités manuelles, etc.) pour lui faire sentir qu’il reste son enfant même si le quotidien n’est pas partagé.

Un nouveau né dans une famille recomposée.

Dans une famille recomposée, la naissance d’un bébé peut confirmer, pour l’enfant, que son parent et son beau-parent soient officiellement unis. La naissance rassemble généralement la famille recomposée. Elles peuvent aussi signifier, pour l’enfant qui a déjà vécu la séparation de ses deux parents, ne subira pas de nouveau l’éclatement de son « nouveau foyer » et revivre cette situation perturbante. Cependant, les enfants peuvent voir naitre un sentiment d’abandon par rapport au nouveau né. C’est pourquoi le parent et le beau-parent doivent être à l’écoute des inquiétudes des enfants et les rassurer. Grâce à cela, ils pourront plus facilement concevoir, à leur rythme, la nouvelle « vie » qui vient compléter ce puzzle familiale.

« Quand naît une relation amoureuse entre les enfants », Jean-Pierre Winter, psychanalyste répond à cette question.

L’inceste peut être une question qui apparaît dans une famille recomposée. Que se passe t’il si une relation amoureuse apparaît entre deux frères et sœurs sans lien de sang ? Jean-Pierre Winter nous aide à répondre à ces interrogations.

Le tabou de l’inceste ne fonde pas les liens biologiques ou génétiques entre les gens, mais les liens symboliques, sur lesquels toute société a besoin de s’appuyer pour s’organiser. Or, ce sont bien des liens symboliques qui se tissent au sein d’une famille recomposée. Les transgresser, c’est donc transgresser l’interdit de l’inceste. Comment réagir face à deux ados d’une même « tribu » qui ont une relation ? Je ne les condamnerais pas, mais je leur dirais qu’ils se mettent dans une situation bien compliquée : outre la réprobation sociale à laquelle ils vont se confronter (non que la société soit moralisatrice, mais elle « sent » bien que la nature des liens sur lesquels elle repose est mise en danger), va se poser le problème de la nomination des places de chacun dans la famille, et ce sur plusieurs générations. Car respecter l’interdit de l’inceste, c’est aussi permettre aux individus de se situer les uns par rapport aux autres, en sachant, par exemple que quand je dis « mon père », je ne désigne pas en même temps « mon oncle ».

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