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Mon enfant culpabilise après le divorce. Que faire ?

Que vos enfants s’y attendent ou non, le divorce a impérativement des conséquences néfastes sur leur bien être. Aussi, il peut arriver que l’enfant soit persuadé que ce soit de sa faute si ses parents ne s’aiment plus et qu’ils se séparent. Selon une étude anglaise, 60% des enfants culpabilisent lors du divorce ou la séparation de leurs parents. Souvent, ils se sentent insécurisés face aux autres et pensent, à tord, que vous ne l’aimez pas. Qu’il l’exprime ou non, il est important de parler à votre enfant et de lui faire comprendre que ce n’est pas de sa faute.

Tout d’abord, comment éviter que votre enfant se sente coupable ?

  • Afin d’atténuer la culpabilité de votre enfant, il est préférable d’éviter de vous disputer avec votre ex-conjoint devant lui. Cela aggrave le sentiment de culpabilité. Il va probablement se dire que tout ceci est de sa faute puisque son nom est cité dans les disputes et que vous ne vous cachez pas. Il va entendre beaucoup de choses auxquelles il ne comprend rien, comme des histoires de garde, de charges ou encore de pension. Parmi tout ce charabia, la seule chose qui va le marquer est son nom, s’il est cité.
  • De même, si vous critiquez votre ex-conjoint devant lui, votre enfant pensera que vous essayez de le faire choisir entre ses deux parents et ne saura plus quoi penser. Il se sentira d’autant plus coupable quand il rejoindra l’autre parent. Dans cette situation délicate, même si votre ex-conjoint vous a causé du tord, il est important de faire bonne figure devant vos enfants. Ils pourraient également culpabiliser de votre mal-être et penser qu’ils ne vous rendent pas heureux(se). Il s’agit de lui faire comprendre que vous ne vous opposez pas à la relation qu’il entretien avec l’autre parent et qu’elle est même importante à vos yeux.

Il s’agit de travailler ensemble avec l’autre parent, afin que l’enfant ait toutes les cartes en main pour se développer sereinement.

Comment lui parler pour éviter qu’il culpabilise ?

Dans ce moment difficile pour toute la famille, il est important de parler à votre enfant, afin d’éviter la culpabilité et/ou s’il culpabilise déjà, de minimiser ce sentiment.

  • La première étape est de le rassurer, lui dire que ce n’est pas de sa faute, qu’il n’en n’est pas la cause, que son papa et sa maman l’aiment de tout leur cœur. Il est important de mettre les choses au clair avec lui : vous l’aimez et ce, quoi qu’il advienne.
  • Parfois, l’enfant essaie d’assumer certaines responsabilités ou essaie de se mêler de vos conflits avec l’autre parent. Vous devez lui faire comprendre que ce n’est pas son rôle, que son rôle à lui est de s’amuser et de manger des bonbons en cachette devant les dessins animés.
  • Lorsque vous le sentez rassuré, essayez d’établir un dialogue avec lui. Demandez-lui pourquoi ressent-il cette culpabilité, si vous avez fait, ou dit quelque chose qu’il aurait pu mal interpréter. Si c’est le cas, excusez-vous et faîtes lui comprendre que ce n’était pas votre intention.
  • Enfin, expliquez-lui simplement, si ce n’est pas déjà fait, les raisons qui vous pousse, vous et l’autre parent, à vous séparer, tout en lui précisant qu’il n’en n’est absolument pas la cause.
  • Si le problème persiste, il est conseillé d’en parler à un professionnel, à un psychologue qui sera plus à même à aider votre enfant. La culpabilité peut engendrer des problèmes psychologiques à des stades plus ou moins élevés, une fois que l’enfant atteint l’âge adulte.

L’enfant a besoin d’être accompagné durant cette période douloureuse pour toute votre famille. Il est impératif que vous et votre ex-conjoint lui porter toute l’attention dont il a besoin. Surtout, ne pensez pas que, parce qu’il ne vous en parle pas, qu’il n’a pas d’avis sur le sujet. Bien que cela n’est pas toujours facile, vous devez toujours essayer de maintenir un dialogue avec lui, afin qu’il ne se sente pas délaissé ou coupable.

 

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L’après-séparation, comment réussir sa famille recomposée

De nombreuses questions peuvent se poser lors de la « reconstruction » d’une nouvelle vie avec une nouvelle tribu. La vie de couple ne s’arrête pas après un divorce et les parents peuvent refaire leur vie avec une nouvelle famille, une famille recomposée. Mais pour éviter l’addition de rancunes et la propagation des conflits, il est important de prendre en compte quelques critères à approfondir en famille, mais aussi avec sa famille recomposée.

« On choisit ses amis, on ne choisit pas sa famille ». Cette citation est d’autant plus vraie lorsqu’il s’agit d’une famille recomposée. Malgré la « belle vie » des séries télévisées, la vie d’une famille recomposée n’est pas toujours drôle : jalousie, trouver sa place dans cette nouvelle vie, rapport à l’autorité sont autant de contraintes et challenges que ces familles recomposées doivent relever dans leur vie de tous les jours.

Pour relever ces dangers, il n’existe pas de solutions miracles mais il est important d’en comprendre les enjeux et de définir des repères pour une famille recomposée et d’identifier le rôle de chacun pour cultiver une vie commune plus agréable.

Un nouveau compagnon dans la famille.

Ce changement dans la vie de famille fait qu’il faudra du temps aux enfants pour former des liens avec l’adulte. D’autant plus s’il s’agit du nouveau compagnon de son parent. Avant de « recevoir » le conjoint(e) à temps complet à la maison, il est important de prendre le temps de discuter avec ses enfants et de prendre en compte leurs avis, leurs aprioris, leurs inquiétudes.

Même si l’enfant n’a pas le pouvoir de décision concernant la vie privée de ses parents, il reste au centre de ces changements familiaux. C’est pourquoi il est important que la rencontre entre eux ne soit jamais le « fruit du hasard ». Il est nécessaire d’officialiser la rencontre pour permettre d’exprimer plus sereinement le nouveau cadre de vie de l’enfant.

Pour mieux appréhender ces changements, il est essentiel de le faire dans un espace neutre (repas, sortie, etc.) tant pour l’enfant que pour le futur beau-parent. Cette rencontre déterminera l’envie de l’enfant de s’investir dans cette nouvelle relation. C’est pourquoi, il ne faut pas imposer la nouvelle relation, le nouveau statut du compagnon, de papa ou de maman comme beau-parent. Il faut laisser à l’enfant le temps de créer des rapports avec son futur beau-parent.

Quelle place pour le beau-parent ?

Il est important que l’enfant comprenne que son beau-parent n’est pas un copain ou un égal mais bien un adulte. Il doit savoir qu’il peut compter sur ce beau-parent mais, en contrepartie, il doit lui obéir et le respecter.

Le beau-parent, même s’il a un rôle éducatif, a un devoir de protection et un droit d’autorité, il ne doit pas se substituer au rôle de père ou de mère car l’enfant à déjà son « vrai »parent mais s’ils sont séparés. C’est pourquoi le rôle du parent présent est décisif car c’est lui qui va épauler son nouveau compagnon à trouver sa place dans cette famille recomposée, en lui donnant des initiatives au sein de cette nouvelle famille recomposée.

Quel nom pour le beau-parent ?

Il est sûr que le nom « papa » ou « maman » n’est pas optatif d’autant plus si le vrai parent contribue à l’éducation de l’enfant. Le plus courant est la dénomination du prénom du beau-parent. Cependant, dans une famille recomposée, même si les relations sont facilitées au début, il peut y avoir une ambivalence. D’une part, il permet de définir la place chacun, que ce soit du beau-parent et de l’enfant. D’autre part, les limites entre l’enfant et le beau-parent, ne sont pas clairement définies. C’est donc important que le beau-parent n’est pas un rôle de « copain » et qu’une véritable position d’adulte soit définies.

Les surnoms, choisis par l’enfant, doivent parallèlement être acceptés par le beau-parent car il permet d’identifier un statut particulier et montrer une charge affective de l’enfant qui créé du lien.

Quel statut pour le beau-parent ?

La question que l’on peut se poser est celle de la façon dont-on doit traiter son enfant et celui de l’autre parent. Doit-on avoir les mêmes réactions pour chacun enfant ou tempérer son autorité par rapport à l’enfant de l’autre parent.

Même s’il est important de ne pas avantager plus un enfant que l’autre, il est clair que l’on ne peut pas contester le fait qu’il existe une disparité entre les relations avec son enfant et celui de l’autre parent. Il est donc important de considérer chaque enfant de manière différente. Le plus important est d’être vigilant aux hypothétiques inquiétudes de l’enfant du conjoint et d’engager la discussion avec lui pour tranquilliser la situation.

Pour éviter qu’un des enfants se sente délaissé, il est nécessaire de prêter attention à son bien-être en veillant à ne pas être moins pointilleux avec l’enfant de l’autre parent même si l’on n’est ni le père ou la mère de celui-ci. Il faut aussi savoir accorder du temps à son propre enfant, en intimité, pour montrer que son statut n’est pas menacé.

Des dissonances dans le style d’éducation.

Il est important de définir des règles de vie commune, et que celles-ci soient respectées, même si les enfants ne vivent pas sous le même toit la semaine et le weekend. Il n’existe rien de pire pour l’enfant que des parents qui se contredisent devant eux. Les enfants sont intelligents et sauront utiliser les failles que se présentent face à eux.

Même si des différends, qu’ils soient inévitables ou non, naissent, il faut savoir les mettre de côte sur le moment, puis en rediscuter après pour remettre les choses au clair et trouver un terrain d’entente. Concernant la famille recomposée, il est important d’élaborer des rites (fêtes, discussions, sorties, etc.) permettant de créer des liens collectifs.

Comment gérer les conflits dans une famille recomposée ?

Il est vrai que l’enfant n’est pas toujours capable d’accepter l’autorité du beau-parent. C’est pourquoi le parent légitime doit soutenir les choix de son nouveau compagnon. Si vous constatez que le conflit dure, il ne faut pas s’entêter, mais prendre le temps d’en discuter avec la mère ou le père qui interviendra par la suite pour en faire jouer son autorité.

Cette situation peut être due au fait que ni l’enfant, ni le beau-parent ne se sentent décidés de créer une véritable relation « parentale ». Cependant, il ne faut surtout pas, pour le beau-parent, tenter d’acheter la sympathie de l’enfant au risque d’envenimer les choses.

Cette situation n’est jamais facile tous les jours pour les beaux-parents, mais il est important de laisser l’enfant s’exprimer et lui montrer que l’on conçoit bien la situation. Cependant, il est nécessaire de définir des limites telles que la violence.

N’oubliez pas que, même si vous êtes dans une famille recomposée, la « loi » dans la maison se fait à deux parents, mais il faut être capable de faire sentir à l’enfant que le lien qu’il l’attache à son véritable parent est un lien privilégié.

Quelles relations entre le beau-parent et l’ex-conjoint ?

Même si l’ex-conjoint ne fait plus directement parti de votre vie, il est important de l’informer de l’arrivée de votre nouveau compagnon dans la vie de famille de l’enfant. L’ex-conjoint doit être informé de la personne avec qui va grandir son enfant. Cependant, il est inutile de faire semblant de s’aimer au risque de désorienter l’enfant. Pour autant, il n’est pas nécessaire que les conflits soient souhaitables surtout que l’enfant se retrouve généralement au centre des discordes (jours de garde, pensions alimentaires, etc.).

Aujourd’hui, les critiques qui peuvent exister entre l’ex-conjoint et le beau-parent, et inversement, sont généralement très perturbantes pour l’enfant. La dévalorisation de l’un ou de l’autre, qui le construisent jour après jour, risque de dévaloriser l’enfant lui-même.

Cette situation risque de faire naitre chez l’enfant un conflit de loyauté et par conséquent s’interdire une relation avec son beau-parent, au sein de sa famille recomposée, par crainte d’abandonner son vrai parent. Il est important de créer et d’entretenir des relations civilisées devant l’enfant. Cette situation sera possible que si les conflits sont résolus et qu’aucune rancœur n’existe entre les ex-conjoints. Cette relation permettra de définir plus simplement le rôle de chacun : le parent, l’ex-conjoint et le beau-parent, dans l’éducation de l’enfant.

Quelle organisation dans la famille recomposée ?

La situation parfaite pour chaque enfant serait qu’ils aient une chambre chacun, ou au minimum une chambre réservée lorsqu’ils sont en visite chez leur parent. Dans certains cas, les enfants des deux parents se retrouvent à partager la même chambre. En bas âge, cela peut favoriser la complicité, mais lorsque ceux-ci sont plus grands, cela peut créer des conflits. C’est pourquoi il est nécessaire de demander l’avis de chacun et qu’ils se sentent respectés dans leur lieu de vie.

Famille recomposée : une nouvelle fratrie.

Peut importe les familles, il existe des affinités plus ou moins forte avec un frère ou une sœur. Ce qui peut aussi être le cas dans une famille recomposée. Il est important que le respect soit le mettre mot au sein du foyer. En étant un parent juste, à l’écoute de chacun, on bâtira plus facilement les fondements d’une meilleure entente entre eux.

Famille recomposée : comment bien accueil l’enfant en visite.

Pour un enfant, il est toujours difficile d’arriver le weekend chez son autre parent et de le voir consacrer sont temps à l’éducation des enfants de son nouveau conjoint. La jalousie peut naitre chez celui-ci. Il est donc important que le parent fasse que son enfant ne se sente pas de trop ou comme simple visiteur. Et l’enfant sera d’autant plus sensible s’il voit que son parent a tout organisé pour chacune de ses venues. Plus que préparer sa venue, le parent doit aussi accorder des moments privilégiés avec son enfant (restaurant, cinéma, sport, activités manuelles, etc.) pour lui faire sentir qu’il reste son enfant même si le quotidien n’est pas partagé.

Un nouveau né dans une famille recomposée.

Dans une famille recomposée, la naissance d’un bébé peut confirmer, pour l’enfant, que son parent et son beau-parent soient officiellement unis. La naissance rassemble généralement la famille recomposée. Elles peuvent aussi signifier, pour l’enfant qui a déjà vécu la séparation de ses deux parents, ne subira pas de nouveau l’éclatement de son « nouveau foyer » et revivre cette situation perturbante. Cependant, les enfants peuvent voir naitre un sentiment d’abandon par rapport au nouveau né. C’est pourquoi le parent et le beau-parent doivent être à l’écoute des inquiétudes des enfants et les rassurer. Grâce à cela, ils pourront plus facilement concevoir, à leur rythme, la nouvelle « vie » qui vient compléter ce puzzle familiale.

« Quand naît une relation amoureuse entre les enfants », Jean-Pierre Winter, psychanalyste répond à cette question.

L’inceste peut être une question qui apparaît dans une famille recomposée. Que se passe t’il si une relation amoureuse apparaît entre deux frères et sœurs sans lien de sang ? Jean-Pierre Winter nous aide à répondre à ces interrogations.

Le tabou de l’inceste ne fonde pas les liens biologiques ou génétiques entre les gens, mais les liens symboliques, sur lesquels toute société a besoin de s’appuyer pour s’organiser. Or, ce sont bien des liens symboliques qui se tissent au sein d’une famille recomposée. Les transgresser, c’est donc transgresser l’interdit de l’inceste. Comment réagir face à deux ados d’une même « tribu » qui ont une relation ? Je ne les condamnerais pas, mais je leur dirais qu’ils se mettent dans une situation bien compliquée : outre la réprobation sociale à laquelle ils vont se confronter (non que la société soit moralisatrice, mais elle « sent » bien que la nature des liens sur lesquels elle repose est mise en danger), va se poser le problème de la nomination des places de chacun dans la famille, et ce sur plusieurs générations. Car respecter l’interdit de l’inceste, c’est aussi permettre aux individus de se situer les uns par rapport aux autres, en sachant, par exemple que quand je dis « mon père », je ne désigne pas en même temps « mon oncle ».

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