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Pension alimentaire : En savoir plus

Cet article est un complément de deux articles que nous avions publié sur la pension alimentaire : pension alimentaire, ce qu’il faut savoir et pension alimentaire : un sujet épineux. Il regroupe des questions que vous avez été nombreux à nous poser.

Doit-on encore verser une pension alimentaire à son enfant s’il est majeur ?

Les parents sont dans l’obligation de fournir une aide matérielle à leur enfant majeur si celui-ci n’est pas en mesure d’assurer sa subsistance. Généralement, le versement cesse lorsque l’enfant devient autonome financièrement. le montant de cette pension peut varier en fonction des ressources du parent qui la verse et des besoins de l’enfant. Si vous continuez de verser une pension alimentaire à votre enfant majeur, il est possible de la lui verser directement, sans passer par votre ex-conjoint. Mais attention, cela se fait sous certaines conditions. A savoir qu’un enfant majeur peut continuer à percevoir une pension alimentaire même :

  • S’il ne poursuit pas d’étude
  • S’il a plus de 25 ans
  • S’il vit encore chez ses parents.

Si les revenus de mon ex-conjoint augmentent, puis-je demander une révision de la pension alimentaire ?

Tout à fait, car la pension est calculée en fonction du besoin de celui qui la réclame et des ressources de celui qui la doit. Il suffit de saisir le juge aux affaires familiales en justifiant de l’augmentation des ressources du débiteur.

Puis-je refuser de verser la pension alimentaire ?

La réponse est bien évidemment non. Le non versement de l’aide alimentaire est un délit d’abandon de la famille. Ce délit est passible de peines pouvant aller jusqu’à 2 ans d’emprisonnement et 15 000€ d’amende.

Quelle est la durée de versement de la pension alimentaire ?

la pension alimentaire est due, généralement, à compter du jour de la demande en justice. Le versement ne cesse pas automatiquement à la majorité de l’enfant, il se poursuit jusqu’à ce que l’enfant soit autonome financièrement, soit à la fin de ses études.

Peut-on demander ne révision de la pension alimentaire ?

Tout à fait. Si des éléments nouveaux parviennent, tels qu’une modification de ressources ou encore en cas de besoins particuliers venant de la part du débiteur ou du bénéficiaire, une demande de révision de la pension alimentaire est parfaitement acceptable. Cependant, ces modifications doivent être intervenues depuis la dernière décision relative au montant de la pension. Le débiteur, ou le bénéficiaire, doit justifier un fait nouveau, qui peut être :

  • Pour le bénéficiaire, un remariage ou une diminution des ressources
  • Pour le débiteur, une diminution des ressources ou la naissance d’un enfant

Le demandeur doit fournir les documents suivants :

  • La copie intégrale de son acte de naissance et celui des enfants concernés par la demande,
  • La copie intégrale de l’acte de mariage ou du livret de famille,
  • La copie d’une pièce d’identité du demandeur (carte nationale d’identité, passeport…),
  • La copie de la dernière décision ayant statué sur la pension alimentaire,
  • Tout justificatif de ses ressources (copie des 3 derniers bulletins de salaire…),
  • Si nécessaire, l’attestation de chômage ou de congé de longue maladie,
  • Tout justificatif de ses charges (quittance de loyer…) et de ses besoins,
  • Les factures relatives à des frais de scolarité, de soins médicaux ou à toute autre dépense de la vie courante

Quelle est la différence entre une pension alimentaire et une prestation compensatoire ?

Elles sont différentes par leur objet :

  • La pension alimentaire est une aide financière versée à une personne envers laquelle on est tenu à une obligation de secours (enfants, parent, ex-conjoint, voir conjoint). Elle est versée tous les mois et est révisable chaque année.
  • La prestation compensatoire tend à compenser la baisse du niveau de vie consécutive à un divorce. Elle est donc destinée au seul ex-conjoint. Elle est généralement réglée sous forme d’un capital ou d’une rente à vie.
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Je veux divorcer : comment le dire à son conjoint ?

Il arrive parfois qu’un couple se sépare. En France, on estime le taux de divortialité à 10. C’est à dire, que chaque année, 10 couples mariés sur 1000 divorcent (1%). Souvent, ce n’est la faute de personne, c’est juste comme ça. Ça ne vaut pas forcément dire que l’on s’est trompé. Juste que le temps que l’on a passé en couple était suffisant. Il y a des cas où la volonté de divorcer est commune, l’annonce se fait donc presque naturellement, en s’accordant sur le fait que c’est la meilleure solution pour eux. Pour d’autre, c’est différent. Le contact peut être rompu, l’idée du divorce n’émane que d’un seul conjoint ou encore, l’un des conjoints est « victime » d’une faute conjugale. Annoncer à l’autre que l’on souhaite divorcer est donc bien plus délicat.

Sentir le « bon » moment

Bien qu’il n’y est pas de bon moment pour annoncer à quelqu’un qu’on le quitte, il y a, en revanche, des mauvais moments. Privilégiez un moment où vous vous retrouvez tous les deux, si vous avez des enfants, afin d’être sûrs de ne pas être dérangés au cours de cette discussion. Si vous n’êtes pas sûr(e) de comment vous souhaitez lui annoncer, essayez de répéter un texte. Certes, vous ne direz jamais la même chose au moment venu, mais cela vous aidera à structurer vos idées. Si vous avez pris cette décision, c’est qu’elle est réfléchie et pour être certain(e) que votre conjoint(e) le comprenne bien, il ne faut surtout pas lâcher un « je demande le divorce » au milieu d’une dispute. Il/Elle pourrait s’y m’éprendre et mettre cela sur le coup de l’impulsivité ou du moment.

Privilégier la sérénité et la parole

Rien ne vaut une bonne discussion franche, au cours de laquelle on fera part de nos intentions. Il ne sert à rien de s’attarder des heures durant sur les raisons qui vous poussent à demander le divorce, sauf si votre conjoint(e) le souhaite. Il est inutile de s’énerver, de crier où d’énumérer toutes les « fautes » que votre conjoint(e) aurait commises. Il vaut mieux parler calmement, écouter l’autre et en s’assurer d’avoir été entendu également. La chose à retenir est qu’un divorce à l’amiable est toujours la procédure souhaitable. Pour ce faire, il est nécessaire de tenter par tous les moyens de conserver une entente cordiale, à tout le moins, entre vous. Certes, cela demande du courage, mais il s’agit de votre décision et elle doit être respectée.

Après cette discussion, quand chacun à pris acte de la situation, il vous faudra contacter un avocat. Votre conjoint(e) en fera de même. Et la procédure sera lancée.

L’alternative de la lettre de divorce

Il se peut que l’échange vous paraisse compliqué, voir impossible. Votre conjoint(e) peut ne pas vouloir entendre ce que vous avez à lui dire. Au même titre, peut être que vous ne pouvez, ou ne voulez, pas avoir une entrevue avec lui. Il est aussi possible que vous craignez de ne pas trouver les mots s’il/si elle est face à vous. La solution de l’écrit s’impose alors. Dans tous les cas, il est impensable de ne pas mettre votre conjoint(e) au courant de votre volonté.

Vous pouvez personnellement écrire cette lettre à votre conjoint(e). Elle doit être claire afin qu’il n’y est pas d’autres interprétations possibles, mais encore une fois, il est inutile de lui reprocher tout ce qu’il/elle aurait pu faire de mal. Vous souhaitez divorcer, c’est l’objet du courrier et c’est tout ce qu’il doit en ressortir. Évitez donc un style impersonnel ou agressif. En revanche, vous pouvez inciter votre conjoint(e) à privilégier le divorce par consentement mutuel, en insistant sur la simplicité de la procédure et sur les bénéfices que cela engendre pour vous deux et vos enfants. Vous pouvez également évoquer brièvement la solution que vous envisager pour vos enfants et pour le partage de vos biens. Vous devrez aussi vous enquérir des intentions de votre conjoint(e) sur ce sujet. Si vous avez déjà contacté un avocat, vous pouvez lui laisser ses coordonnées et lui demander d’en prendre un également. Enfin, vous pouvez envoyer cette lettre en courrier recommandé, avec accusé de réception, même si vous vivez dans le même domicile.

N’oubliez pas que cette décision doit être mûrement réfléchie, mais surtout que c’est la votre. Et personne ne peut vous en vouloir pour ça.

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« Etre parent après la séparation »: les séances d’informations de la CAF

Bonjour à tous !

Aujourd’hui, c’est un point information : La Caf de Paris organise des séances d’information « Etre parent après la séparation » tout au long de l’année 2017. Chaque séance est gratuite et sans inscription.

Cette séance, animée par un médiateur familial, un juriste du CIDFF et un travailleur social de la Caf, aborde :
–  Les aspects sociaux et psychologiques de la séparation
–  Les réactions et besoins des enfants en fonction de leurs âges
–  Des informations juridiques sur les effets de la séparation et du divorce
–  L’intérêt de la médiation familiale
–  Les services et ressources disponibles à Paris

La première séance à lieu le 9 février 2017 à 18h30 à la Maison des liens familiaux, au 47 rue Archereau (19ème).

Vois souhaitez en savoir plus ? Voici la plaquette ou rendez vous sur le site ! 🙂

Malheureusement pour l’instant, ces séances n’ont lieu qu’à Paris. On espère que la CAF en proposera bientôt en province !

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Divorce à l’amiable sans juge : ce qu’il faut savoir

Officiellement depuis le 1er janvier 2017, un divorce à l’amiable, sans juge est désormais possible. Une pratique plus rapide qui vise surtout à désengorger les tribunaux. Voici tout ce qu’il faut savoir !

Un divorce à l’amiable englobe quelles situations ?

Seulement les conjoints étant consentants mutuellement pour un divorce et ses conséquences peuvent choisir le divorce à l’amiable (sans juge). Cela comprend donc que les époux doivent être d’accord sur les questions du mode de garde des enfants, de la pension alimentaire, de l’attribution de la propriété du logement, éventuellement d’une prestation compensatoire*…

*On peut demander une prestation compensatoire lorsqu’il existe une disparité de revenus entre les époux ou/et sir des sacrifices ont été faits par l’un ou l’autre

Sans le juge, qu’est ce que ça va changer ?

Chaque époux devra choisir un avocat afin d’avoir la garantie d’un accord équilibré. Une fois que chacun des époux aura choisi un avocat différent, des rendez-vous à quatre (les deux époux et leurs deux avocats) pourront être organisés afin de finaliser l’acte, à savoir la convention de divorce. Une fois signée, cette même convention ne sera pas homologuée par le juge comme traditionnellement, mais simplement enregistrée chez un notaire.

J’ai démarré ma procédure en 2016, que va-t-il se passer ?

Un divorce à l’amiable ne sera pas possible. En effet, même si la requête de divorce déposée en 2016 était par consentement mutuel, elle demeurera régie par l’ancienne procédure.

Quelles clauses peut-on inclure dans la convention ?

Les avocats risquent d’être davantage prudents quant à la rédaction de la convention car ils ne sont plus sous le contrôle du juge, et le notaire n’effectue qu’un rôle formel. En effet, la convention pourra être remise en cause, notamment au motif du vice de consentement, surtout en ce qui concerne la liquidation du régime matrimonial.

En somme, chaque avocat devra faire attention à nommer tous les biens de chaque époux afin de différencier ceux qui appartiennent à la communauté de ceux qui appartiennent à chaque ex-époux. Au même titre, dans le cas du régime de la séparation de biens, il faudra veiller à vérifier qui a payé les travaux pour établir les créances.

Combien le divorce va-t-il coûter ?

Malheureusement, pas 50€ comme vous auriez pu l’entendre ! Chacun doit régler les honoraires, qui sont fixées librement, de son avocat. D’autant plus que plusieurs rendez-vous seront nécessaires pour aboutir à la rédaction de la convention définitive. A cela, s’ajoute les frais facturés par le notaire, qui enregistre la convention. Ils ont eux-même rappelé qu’ils feraient payer les droits d’enregistrement de l’acte( environ 120€), mais également les copies de l’acte (au moins 3). Ce qui nous amène à un total avoisinant les 200-250€.

Combien de temps durera la procédure ?

Ca ne sera pas quinze jours, comme on a aussi plus l’entendre ! Une fois la convention finalisée, chaque époux reçoit par courrier un exemplaire et dispose d’un délais de réflexion de 15 jours, à compter de la réception de ce projet de convention. Une fois ce délai passé, la convention est signée par les avocats et par les époux. Ensuite, les avocats doivent adresser la convention au notaire dans un délai de 7 jours. Puis, le notaire dispose d’un délai de 15 jours pour déposer la convention et remettre une attestation de dépôt aux avocats. Les désormais ex-conjoints ne sont pas obligés de se présenter chez le notaire.

Le divorce à l’amiable est-il possible s’il on a des enfants ?

Oui ! En revanche, les parents doivent avant tout informer leurs enfants de leur intention de divorcer puis demander aux enfants s’ils veulent être entendus par un juge. Un formulaire devra être rempli par les parents « en fonction du discernement » puis être remis aux avocats. Cependant, ce formulaire est critiquable car si l’enfant souhaite être entendu par le juge, alors la procédure à l’amiable est interrompue. Le divorce par consentement mutuel devra donc être homologué par le juge. La convention devra ensuite prévoir le mode de garde ainsi que le montant de la pension alimentaire.

Comment le divorce à l’amiable entre en application ?

Une fois que le notaire a enregistré l’acte, il remet une attestation de dépôt aux époux qui permettra aux avocats de transcrire le divorce en marge des actes de mariage et de l’acte de naissance de chacun des conjoints. Ce dépôt donne une force exécutoire à la convention signée, tout comme un divorce devant un juge. Si la pension alimentaire n’est pas versée, l’ex peut s’adresser à un huissier de justice qui pourra ensuite ordonner une saisie sur salaire.

Quels sont les recours possible ?

Si la situation d’un des deux ex change, il doit saisir le juge aux affaires familiales (JAF) afin de réviser la pension alimentaire et/ou la prestation compensatoire. Un des ex-époux peut également saisir le JAF pour « vice de consentement » s’il s’estime victime d’un dol (escroquerie), appropriation des biens…). Avant, ce type de recours n’existait que devant la cassation. Egalement, un des ex-époux peut saisir le juge s’il souhaite changer le mode de garde des enfants.

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Confiance en soi : Comment la donner à son enfant ?

« Mon enfant ne va pas vers les autres. Est-il timide ou introverti ? Ou manque-t-il de confiance en soi ? » Cette question, beaucoup de parents se la pose. Et pour cause, si la timidité et l’introversion sont des traits de caractère, le manque de confiance en soi est plus profond. D’autant plus que c’est durant la période de l’enfance que l’enfant se construit et c’est à vous de l’accompagner afin qu’il ait toute la confiance en lui nécessaire pour arpenter les chemins rugueux de la vie.

La confiance en soi et la construction de l’estime de soi de l’enfant demande du temps et de l’énergie. On peut même se demander si c’est héréditaire ou acquis. En d’autres thermes, si les parents sont peu sûrs d’eux alors l’enfant le sera-t-il aussi ?

La confiance en soi est à ne pas confondre avec l’estime de soi. En effet, si la confiance en soi ne s’apprend pas et émane d’un lien émotionnel avec les parents, l’estime de soi est une évaluation de chaque chose que nous faisons. Cette même évaluation est double : elle prend en compte nos propres ressentis mais également celui des personnes qui nous entourent. Il faut donc trouver un équilibre entre les deux types d’évaluations.

Le parent, le miroir de l’enfant

La confiance en soi des adultes se reflète sur les enfants. Afin que votre enfant ait confiance en lui, il faut restaurer votre confiance en vous. En effet, en se traitant bien, on apprend à l’enfant à faire de même. Si vous aviez tendance à dire « Quel/quelle idiot-e ! » lorsque vous cassez un verre, alors ce temps est révolu ! L’enfant vous voit et vous entend et il a tendance à reproduire ce que vous faite. En somme, si vous avez pris la mauvaise habitude de vous sous-éstimer, alors l’enfant fera de même.

Confiance en soi et sens critique

La confiance en soi fait appel au sens critique et à l’autonomie de pensée. En effet, croire en soi, ça se découvre. Il faut donc faire la part entre ce qui relève de nos appréciations personnelles et de celles des autres. Dans cette logique, impliquer son enfant et solliciter son avis, même lors de simples choses pouvant paraître anodines, sont très bénéfiques pour la confiance en soi. Plus on interroge l’enfant, plus il prend conscience qu’il peut se forger sa propre opinion. Une fois que l’enfant aura compris cela, il osera s’affirmer et si vous pensez différemment que lui, il ne sera pas meurtri.

Les encouragements

Les enfants retiennent toutes les petites phrases à leur attention. Aussi, il est important de souligner lorsque l’enfant à bien fait quelque chose. On a tendance à le gronder ou à exagérer lorsque l’enfant n’a pas rangé ses jouets mais à l’inverse, on ne lui dit jamais que c’est bien lorsqu’il les a rangés. Un simple « je suis content-e que tu aies rangé ta chambre » fera son effet. Idem pour les prises d’initiatives. Lorsque l’enfant met le couvert par lui même, il est important de le notifier. Ainsi, vous lui montrer qu’il devient un-e grand-e dont on peut être fière !

Ne pas surprotéger l’enfant

L’estime de soi passe par la confiance que nous pouvons placer en nos enfants. Or, il arrive que nous freinions leurs désirs d’indépendance. En le surprotégeant, nous les ralentissons dans leur quête d’autonomie. Il est donc important de réfréner nos angoisses, tout en les exprimant… Plus facile à dire qu’à faire ! Il s’agit simplement de le faire subtilement. Par exemple, en demandant à l’enfant d’estimer la dangerosité de ce qu’il s’apprête à faire tout en lui disant qu’il s’agit de notre peur et pas de la sienne.

Mon enfant est trop sûr de lui !

Il peut arriver, à l’inverse, qu’un enfant ait trop confiance en lui. Afin de l’éviter, si l’enfant a fait un beau dessin, on préférera lui dire « Ton dessin est génial » plutôt que « tu es génial ». Attention également à la carapace ! Certains enfant, comme certains adultes, ont tendance à trop en faire pour paradoxalement combler le fait qu’ils n’ont pas suffisamment confiance en eux.

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Au secours, mon enfant veut me recaser

« Et celui-là, comment tu le trouves ? » demande Julie, 11 ans, à sa mère en désignant l’homme qui les précède à la queue du supermarché. Audrey et Justine, 13 et 16 ans, ont quant à elles, inscrit leur mère sur un site de rencontre. En général, après un divorce, l’enfant respecte la solitude parentale, il ne tentera rien. Or, après une longue période de célibat, il n’est pas rare que les enfants veulent « recaser » leurs parents. Cette démarche est-elle bienveillante, mignonne et altruiste ou cache-t-elle des motivations plus opportunistes ? Family Facility vous explique.

Raison n°1 : Un changement notable

L’enfant voit que son parent est différent après son divorce. Inutile de le nier, c’est tout à fait normal. L’enfant se souvient encore des jours heureux où toute la famille était en harmonie. Il voyait ses parents gais et heureux et cela se reflétait également sur lui. Naturellement, l’enfant va donc chercher à revoir ses parents dans cet état.

Raison n°2 : La recherche d’un médiateur

La solitude, surtout pendant une longue durée, peut être pesante. Il est donc tout à fait normal que vous soyez sujet à des périodes d’énervement, de coup de mou, voir, d’agressivité. Or, tout ces émotions sont redirigées inconsciemment vers l’enfant. Par exemple, il est possible que vous vous énerviez plus que de raison contre l’état de sa chambre. L’enfant recherche donc un médiateur, d’un bouclier.

Raison n°3 : Le centre des attentions

Dans le schéma familial d’une famille monoparentale, l’enfant est au centre de toutes les attentions et des préoccupations. Parfois même, un peu trop à son goût. Vous vous en êtes peut être même rendu compte. A 8 ans, l’enfant vous dira de le laisser tranquille. A 16 ans, en revanche, il sera plus direct : « Trouve toi quelqu’un ». Il faut donc savoir lâcher du lest pour le laisser gagner en indépendance. Lui laisser du temps juste pour lui ne lui sera que bénéfique. Il pourra ainsi développer des passions et des intérêts par lui-même. L’enfant espère donc que vous allez trouver un nouveau partenaire, quelqu’un qui le « délivrera » ainsi que son parent.

Raison n°4 : Me recaser car l’autre parent est en couple

Si un parent se remet en couple plus rapidement que l’autre, l’enfant va prendre en considération que ses parents sont des êtres sexués et non pas de simples parents. Il va donc penser qu’il est « naturel » pour les adultes d’être à deux. Il prend également en considération le bonheur du parent en couple, et aimerait l’appliquer sur vous. Si vous êtes dans ce cas, et que votre enfant vous met la pression pour que vous retrouviez quelqu’un, n’hésitez pas à avoir une discussion avec lui. En effet, vous pouvez également lui expliquer, si tel est votre cas, que certaines personnes se sentent également bien célibataire et que, parfois rencontrer la bonne personne prend du temps.

Que faire ?

Il ne s’agit pas de se remettre en couple directement pour lui faire plaisir. L’enfant pense qu’il est dans l’ordre des choses d’être accompagné. Or, peut être êtes-vous seul-e par choix ! L’idéal est d’avoir une conversation avec lui, pour lui expliquer que l’on a pas encore trouvé la bonne personne. Essayez ensuite de connaître la vraie raison de cette insistance : Est-il inquiet ? Suis-je trop présent-e ? Il est également important de lui expliquer que son rôle n’est pas de jouer les entremetteurs.

 

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Nouveau conjoint : Comment le présenter à ses enfants ?

Après un divorce, il est normal d’avoir envie de retomber amoureux-se. Et c’est normal : être un parent séparé ne signifie pas que l’on n’a pas le droit d’aimer et d’être aimé de nouveau. En revanche, pour les enfants, cette étape vient contrarier leur plus grand espoir : voir leurs parents de nouveau réunis. Si l’acceptation de la part des enfants peut se faire différemment selon l’âge et le laps de temps après le divorce, les spécialistes s’accordent à dire qu’il ne faut surtout pas précipiter les choses. Family Facility vous donne ses conseils pour que la rencontre se passe au mieux.

Quel est le bon moment pour présenter son nouveau conjoint ?

Pour nous, parents, le divorce équivaut à une période transitoire or, les enfants n’ont pas la même notion du temps. Ils peuvent s’imaginer que cette situation durera pendant encore longtemps, voir toute leur vie. Il faut donc savoir que le moment idéal de présentation n’existe pas. Enfaite, c’est assez suggestif : c’est à vous de sentir si vos enfants sont prêts à laisser entrer une nouvelle personne dans leur vie. Pour être davantage certain que vos enfants ne rejettera pas votre nouveau partenaire, vous pouvez vous assurer de son bien être en surveillant le sommeil et l’alimentation des plus petits et en surveillant le comportement (provocation, isolement, insolence) des plus grands. S’ils sont calmes et semblent avoir une bonne hygiène de vie, alors il y a plus de chance que vos enfants acceptent cette nouvelle.

Comment l’annoncer à ses enfants ?

Evidemment, il est impensable de présenter son nouveau conjoint sans avoir « tâté le terrain » avec vos enfants au préalable. Et il n’est pas non plus question de leur présenter n’importe qui ! C’est lorsqu’une relation devient réellement sérieuse que l’on peut envisager les présentations et pas avant, sous peine de déstabiliser les enfants. L’idéal est donc de ménager les enfants sans en faire trop. Il est inutile d’énumérer les innombrables qualités de votre nouveau partenaire, sous peine que les enfants sentent une dévalorisation de leur autre parent. Pour se construire, l’enfant a besoin d’une image positive de ses deux parents. Annoncez donc la nouvelle avec pudeur et délicatesse : « Je vois un ami depuis quelque temps, avec qui je me sens bien, je suis heureux-se ». Rien que cette phrase attise la curiosité de vos enfants. Ils viendront donc naturellement essayer d’avoir plus d’informations sur le sujet. Laissez ensuite le temps couler entre cette première annonce et le moment de la rencontre. Si votre relation devient vraiment sérieuse au point d’envisager un emménagement, soyez clair(e), mais délicat(e), avec vos enfants. Egalement, si votre nouvelle âme soeur à aussi des enfants, il est aussi important d’en tenir les votre informés.

Il se peut également que vos enfants soient très enthousiastes à l’idée de rencontrer votre nouveau conjoint, voir même qu’ils vous demandent à le rencontrer !

Quelle est la première rencontre « idéale » ?

Le jour J, préférez un endroit neutre et chaleureux (restaurant, balade en forêt…) afin que tout le monde soit le plus à l’aise possible. L’enfant n’aura donc pas cette impression que cette nouvelle personne lui « vole » une partie de sa vie. Il est également essentiel que vous présentiez tout le monde, enfants et nouveau partenaire, par leur prénom. « Voilà Laura, ma petite star et Pierre, mon aventurier » est trop réducteur. Laissez-les se parler naturellement et ainsi explorer la personnalité de chacun.

Le point le plus important est d’être naturel(le). Les enfants et les adolescents sentent lorsqu’un adulte en fait trop et n’est pas lui-même et, sans surprise, ils détestent ça. Soyez-vous même, les enfants préféreront vous voir gêné(e) et timide plutôt que de jouer un rôle qui n’est pas le votre !

Que faire si mon enfant refuse mon nouveau conjoint ?

Il est possible que votre enfant exprime une part de rejet. Les grosses colères et les crises de larmes expriment ce que l’enfant ne peut exprimer par les mots. En effet, il n’arrive pas à mettre des mots sur ses émotions. Essayez de lui en parler doucement, à un moment que vous jugerez propice. Expliquez-lui que nous avons tous besoin d’amour et que c’est normal de vouloir se remettre avec quelqu’un. Ce n’est pas pour autant que vous l’aimerez moins et que cette personne prendra la place de son autre parent, au contraire ! N’hésitez pas à admettre que c’est difficile pour eux et qu’il a tout le temps qu’il faudra pour accepter cette nouvelle relation.

Et surtout… Ne renoncez pas à votre nouveau conjoint si vos enfants sont contre : ce serait préjudiciable à leur développement.

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Animaux de compagnie et divorce : qui en a la garde?

Les animaux de compagnie font également partis de la famille ! En effet, 1 foyer sur 2 possède un compagnon à poils. Mais quand est-il lorsque ses maîtres bien-aimés divorcent ? Depuis le 16 février 2015, l’article 515-14 du Code Civil a changé le régime juridique auquel étaient soumis les animaux : ils sont désormais soumis au régime des biens et on reconnaît qu’ils sont dotés d’une sensibilité. Pour autant, la personnalité juridique des animaux n’est pas encore reconnue. L’animal suivra donc le régime de partage de biens. Ainsi, sa situation dans un divorce variera selon le régime matrimonial du couple.

1.Si vous avez un ou des animaux de compagnie et êtes mariés sous le régime légal de la communauté réduite aux acquêts

Il faut alors déterminer si l’animal en question a été adopté avant ou après le mariage. Ainsi, s’il a été adopté par un époux seul avant le mariage, alors c’est cet époux qui en aura la garde. En revanche, si l’animal a été adopté durant le mariage, alors il devient un « bien » commun aux deux époux, même si son adoption/achat était à l’initiative d’un seul des deux époux.

Les deux ex-époux peuvent trouver un accord à l’amiable sur l’attribution de la garde de l’animal. Cependant, si le divorce est contentieux et qu’il y a litige concernant la garde de l’animal, alors c’est le juge qui tranchera. Il prendra en considération les soins et l’attention portés par chaque époux à l’animal, ainsi que le cadre de vie futur des conjoins.

2. Si vous vous êtes mariés sous le régime de la séparation des biens

Si l’animal a été adopté par un des deux époux, que ce soit avant ou pendant le mariage, la boule de poils reviendra à ce même époux.

En revanche, si l’adoption de l’animal par les deux époux a eu lieu durant le mariage alors l’animal sera considéré comme un « bien  » indivis. Ainsi, comme sous le régime de la communauté légal, les époux peuvent convenir de son attribution ou alors ce sera le juge qui tranchera.

3. Si vous vous êtes mariés  sous le régime de la communauté universelle

Dans ce cas particulier, que l’animal ait été adopté avant ou après le mariage ne change rien : il sera considéré comme un « bien commun » aux époux. En cas de divorce par consentement mutuel, vous et votre ex-conjoin devrez décider de qui aura la garde de l’animal. En cas de contentieux, c’est le juge qui tranchera, en prenant en compte le soin et l’affection apporté par chacun à l’animal , afin de déterminer lequel de vous deux pourra lui offrir les meilleures conditions de vie.

4. Si le divorce implique des enfants

Si vous avez des enfants, le juge en prendra considération. Il mettra en lumière les liens qui unissent les enfants et l’animal et, afin que ces derniers ne soient pas séparés, le juge attribuera probablement la garde de l’animal au parent qui a la garde des enfant.

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Les bases d’une résidence alternée réussie

La résidence alternée propose de nombreux avantages pour les parents. En effet, elle permet aux deux ex-conjoints de voir leurs enfants régulièrement et de passer du temps avec eux. Le modèle le plus commun étant une semaine sur deux, cela laisse le temps aux parents de profiter de leurs enfants, même s’ils préféreraient les avoir toujours auprès d’eux. C’est donc le compromis idéal lorsque l’on est parent et divorcé/séparé et que l’on garde une bonne entente avec l’autre parent. Mais qu’en est-il des enfants ? Quels sont leurs ressentis ? Et comment faire pour qu’une garde alternée se passe dans les meilleures conditions possibles ? Family Facility vous éclaire.

A partir de quel âge la résidence alternée est-elle recommandée ?

Pour le bien être des enfants, il est recommandé de privilégier un environnement stable, surtout chez les tout-petits. En effet, entre 6 mois et un an, l’enfant a besoin de stabilité. A partir de 3-4 ans, il devient dépendant d’une figure d’attachement et a besoin de repères.

Les psychologues s’accordent à dire que la résidence alternée n’était pas le mode de garde le plus adapté pour les tout-petits. En raison de la non stabilité de ce mode de garde, les bambins risquent d’avoir des troubles du sommeil ou encore un retard dans la scolarisation. La résidence alternée n’est donc pas adaptée chez les enfants de moins de 5/6 ans.

Egalement, lorsque l’enfant a quelques mois, la garde alternée ne convient pas car le bébé aura l’impression de voir disparaître son autre parent. Il faut donc trouver un équilibre et moduler le rythme des alternance. Dans l’idéal, il faudrait qu’un parent (généralement la mère) ait la garde exclusive mais que l’enfant puisse voir l’autre parent très régulièrement, avec des séparations courtes à chaque fois. L’objectif étant que l’autre parent puisse s’investir sur la durée et voir son enfant plusieurs fois par semaine et pas seulement une heure de temps en temps.

La résidence alternée, ça marche vraiment ?

A partir de 6 ans, la résidence alternée peut présenter des avantages, surtout si les parents habitent à proximité (même ville ou, encore mieux, même quartier). Cela lui permet de garder ses repères (mêmes amis, mêmes activités extrascolaires) et de voir régulièrement ses deux parents.

Une étude a récemment montré que le plus important pour qu’un enfant s’épanouisse est la relation qu’il entretien avec ses deux parents et non le mode de garde ou l’endroit où il vit. Si la résidence alternée pause un réel problème à l’enfant ou qu’il a l’impression de la subir, c’est peut être parce que son père ou sa mère n’est pas assez à l’écoute. Souvent, l’enfant se sent plus proche de l’un de ses deux parents. Pas de panique, c’est normal et c’est son droit. Il faut donc en discuter avec lui afin de mieux adapter le mode de garde.

La résidence alternée est-elle faite pour ma famille ?

Avant de se lancer, il faut analyser ses motivations et envisager toutes les contraintes que ce mode de garde implique. En effet, cela demande beaucoup d’organisation. Il faut se demander : « Suis-je prêt à sacrifier des journées passées avec mes enfants pour qu’ils puissent voir leur père/mère ? ». Lorsque l’on choisi la résidence alternée, il ne faut pas le faire pour des motifs égoïstes, bien au contraire ! Il faut se demander « Comment faire pour que l’enfant puisse créer un lien d’attachement aussi bien avec son père qu’avec sa mère ? ». Il est impératif que les parents soient sur la même longueur d’onde quant à leurs attentes sur cette garde. Un enfant a besoin de ses deux parents. Il est important de le comprendre, même si les deux ex-conjoints ne s’entendent plus.

Vous l’aurez donc compris, afin que la séparation et la garde alternée se passe au mieux pour l’enfant, il ne faut surtout pas exclure l’autre parent ! Par exemple, vous pouvez tenir un petit carnet des activités de l’enfant qu’il pourra présenter fièrement à l’autre parent pour lui montrer toutes les choses qu’il a faite ! Cela permet également de tenir informé l’autre parent, qui était absent lors des événements.

Si vous entretenez une relation conflictuelle avec votre ex-conjoint-e, un médiateur familiale peut être la solution afin de faire le point. Evidemment, un médiateur a un coût… Mais c’est relativement peu comparé comparé aux conséquences d’un mode de garde mal bâti qui ne sera pas profitable aux enfants et qui obligera les parents a retourner devant le juge. Egalement, le bien être de l’enfant étant la priorité, vous pouvez instaurer un relai avec une personne de votre entourage, auquel votre enfant pourra se confier en cas de besoin (oncle, tante, grand-parent, parrain, marraine ou ami de la famille).

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Enfants : 4 façons de l’aider durant un divorce

Ce n’est pas une surprise, le divorce affecte les enfants de beaucoup de façons différentes. Et ce n’est pas parce qu’ils peuvent prétendre que tous vas bien que c’est le cas ; car certains enfants sont plus pudiques sur leurs sentiments. Dans tous les cas, il est important que l’enfant comprenne la situation dans laquelle votre famille se retrouve et il est de votre rôle de l’aider. Voici quatre choses que vous pouvez faire pour rendre les choses moins difficiles pour votre/vos enfant-s.

1.N’hésitez pas à parler de votre situation à ses professeurs.

Ils passent une grande partie de la journée avec vos enfants et peuvent remarquer des changements de comportement qui pourraient les alerter. Les tenir au courant permettra aux instituteurs de comprendre ce que votre enfant traverse et donc de l’aider, si besoin est.

2. Les groupes de soutien peuvent parfois être utiles.

Si un conseiller peut être d’une grande aide et est même parfois nécessaire pour les enfants, les groupes de soutien ont un but différent. Il y a beaucoup de programme qui aident les enfants à faire la transition durant votre divorce en les faisant participer à des séances de groupe avec d’autres enfants de leur âge qui traversent la même épreuve. Ce n’est donc pas la même relation thérapeutique qu’avec un conseiller et le fait que d’autres enfants y participent et s’expriment peut encourager votre enfant à faire de même. Cela permet de leur faire comprendre qu’ils ne sont pas les seuls dans cette situation et que ce n’est pas de leur faute.

3. Ne parlez jamais négativement de l’autre parent.

On ne le répétera jamais assez, même si vous en voulez à votre ex-conjoint, votre enfant n’a pas à être mêler à vos histoires. Les enfants ont déjà assez à faire avec leurs propres émotions, ils n’ont pas besoin d’être confrontés aux vôtres, d’autant plus qu’il s’agit tout de même de son père/ sa mère.

4. Ne les exposez pas à d’autres relations amoureuses trop rapidement.

Peu importe combien de temps vous avez été séparé de l’autre parent ou à quel point vous êtes convaincu que vous avez rencontré votre réelle âme soeur. Si vous souhaitez lui présenter quelqu’un d’autre, laissez tout d’abord à votre enfant le temps dont il a besoin pour se remettre de votre divorce. Si l’enfant est trop vite exposé à votre nouvelle relation, il pourrait mal réagir (confusion, colère, manque de confiance…). Prenez le temps d’être sûre que votre enfant s’est bien remis de votre divorce et essayer d’en parler calmement avec lui avant de lui présenter quelqu’un d’autre.

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