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Parents séparés : les droits et devoirs

 

Après un divorce, les parents ont des droits concernant le bien être de l’enfant mais également des devoirs. Ces nouvelles règles sont fixées par le justice, pour le bon développement de l’enfant. 

Qu’est-ce que l’autorité parentale ?

En cas de divorce, il ne faut pas confondre l’attribution de l’autorité parentale et celle du droit de garde. Le lieu de vie de l’enfant est nécessairement bouleversé car ses deux parents ne vivent plus ensemble. Mais soyons clair, un divorce n’enlève ni au père, ni à la mère sa qualité de parent : l’exercice de l’autorité parentale reste exercée conjointement. En somme, les parents continuent de prendre ensemble toute décision relative à la vie de l’enfant : sur sa santé, son éducation, son orientation scolaire, etc. il faut savoir que les lois sont les mêmes pour les couples mariés, pacsés ou non. Il y a exercice de l’autorité parentale dès lors que les deux parents ont reconnu l’enfant. Exceptionnellement, si l’intérêt de l’enfant le commande, le juge aux affaires familiales (JAF) peut ne confier l’exercice de l’autorité parentale qu’à l’un des parents, par exemple dans des cas graves, comme d’attouchements. Celui désigné prend alors seul les décisions concernant l’enfant. Le parent déchu conserve toutefois le droit d’être informé sur l’entretien et l’éducation de son enfant.

La pension alimentaire

Au titre de l’autorité parentale, les parents assurent des droits et des devoirs visant à protéger l’enfant : assurer son hébergement, sa garde, sa surveillance, son éducation, veiller à sa santé, sa sécurité, sa moralité etc. Celui qui n’a pas la garde de l’enfant ne peut pas s’exempter de sa tâche parentale : il doit verser une pension alimentaire à l’autre parent, à proportion de ses ressources et des besoins de l’enfant. Le défaut volontaire de versement de la pension alimentaire est passible de 2 ans d’emprisonnement et de 15 000 d’amende. Enfin, si le non respect des obligations peut faire l’objet de punitions pénales, le juge ne retire pas pour autant le droit de visite au parent fauteur. Attention : ce n’est pas pour autant qu’un père ne paye pas sa pension, qu’il est un mauvais père. Les enfants n’ont pas à subir les conséquences des problèmes d’argent de leurs parents.

Quelle résidence en cas de divorce ?

Quand la résidence principale est fixée chez l’un des parents, l’autre bénéficiera d’un droit de visite et d’hébergement (sauf s’il lui est refusé pour motifs graves). Depuis une loi de 2002, la résidence alternée chez le père et chez la mère est autorisée…même en cas de désaccord de l’un d’eux.
Si le « partage » de l’enfant semble équitable, beaucoup de pédopsychiatres dénoncent cette pratique. « L’adaptation à deux foyers, avec « transplantation » chaque semaine, est néfaste à l’équilibre de l’enfant. A un jeune âge, on a plus que tout besoin de stabilité pour se développer harmonieusement. Les dommages sont encore plus marqués quand l’alternance est imposée : l’adulte peut être sans considération pour les besoins de l’enfant…qui devient alors victime », explique Dominique Brunet, psychologue clinicienne et psychothérapeute. Depuis le 1er janvier 2007, les parents qui ont opté pour la garde alternée se partagent les allocations familiales.
Exceptionnellement, lorsque les parents ne sont pas en mesure d’assurer l’éducation de l’enfant (alcoolisme, maladie…) le juge peut fixer la résidence de l’enfant chez un tiers, de préférence choisi dans sa parenté.

Devoirs des parents divorcés

Ne pas ramener l’enfant après un week-end, à celui qui en a la garde, est une bien mauvaise idée… En effet, le fait de refuser volontairement de présenter le mineur à l’autre parent est un délit passible d’un an d’emprisonnement et de 1 500 euros d’amende. Une fois divorcé, on peut penser que l’on n’a plus aucun compte à rendre à son ex-époux ou épouse. Ce n’est pas le cas, à partir du moment ou un enfant est élevé en commun. Par ailleurs, un changement de domicile doit donc être notifié dans un délai d’un mois, à tous ceux qui exercent un droit de visite et d’hébergement à l’égard de l’enfant… sous peine d’être puni de 6 mois d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende.
A noter : quand il y a éloignement, le prix du voyage est à la charge de celui qui exerce le droit de visite. Quand le domicile est très éloigné, la contribution au voyage est divisée par deux.

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Vous et votre ex-conjoint avez besoin de travailler ensemble pour le bien-être de l’enfant.

« Mais papa a dit que je pouvais ! » Conseils parentaux pour les parents séparés »

« J’ai demandé à maman et elle est déjà d’accord pour que je sorte avec mes amis ce soir. »

« Mais papa veut que je fasse mes devoirs avant de jouer à des jeux vidéo! »

Cela vous semble familier? L’autorité parentale de part et d’autre d’un ménage séparé peut être un véritable défi. Collaborer, malgré la séparation et les conflits, reste souvent un travail difficile pour les parents divorcés mais toujours un acte profitable aux enfants. A titre d’exemple, l’un des plus grands défis dans l’organisation des gardes partagées est celui des différences de styles dans l’exercice du rôle de parent, et en particulier quant à l’approche de la discipline.

Vous et votre ex-conjoint avez besoin de travailler ensemble pour le bien-être de son enfant

Fixer des limites et expliquer les conséquences est essentiel pour la santé et le développement de ses enfants. En effet pour se développer, les enfants doivent pouvoir identifier la structure, la cohérence et les limites de leur environnement. Fixer des limites est une aide précieuse pour les enfants afin qu’ils se sentent en sécurité. Cela contribue aussi à façonner l’esprit critique dont ils ont besoin pour réussir à l’école et dans la vie.

Mais qu’advient-il lorsque, ayant des parents séparés, les enfants apprennent différentes leçons sur les limites et les conséquences de leurs agissements ? Ceci va les placer dans la nécessité de gérer de véritables défis en puisant dans les derniers retranchements de ses parents et des proches.

« Est-ce que mon fils commence à préférer la maison de maman? »

« Est-ce qu’il apprend mieux à la maison que chez papa? »

Autant de questions qui traduisent alors les vulnérabilités des parents séparés et qui peuvent rapidement être la source d’une colère ou d’un ressentiment qui vont encore élargir le vide entre eux, ou les inciter à gagner la faveur des enfants par l’assouplissement des règles dans leur propre maison.

Cependant, avoir deux maisons, avec des adultes aimants et attentionnés, peut aussi ouvrir de nouveaux horizons à l’enfant. Voici quelques conseils pour assurer à l’enfant le vécu serein d’un cercle familial et l’aider à prospérer :

Essayer d’être sur la même longueur d’onde entre les parents séparés :

  • Mettre en place des réunions pour parler des attentes de chaque parent, les approches mais aussi les limites et les conséquences de chaque prise de décision. C’est une façon de travailler en accord malgré la séparation. Il est par ailleurs important de veiller à ce que ses réunions se mettent en place lorsque les conflits ne sont pas actifs.

  • Ne pas instaurer le principe de : « du gentil et du méchant » en croyant améliorer le développement de son enfant. Car à long terme, cette dynamique se traduit généralement par des enfants parfaitement capables d’obtenir ce qu’ils veulent de chacun des parents en dehors de la présence de l’autre.

  • Rappelez à son ex-conjoint que les réunions se tiennent pour le bien-être de l’enfant, et qu’elles ne constituent pas des faveurs accordées au parent dont on s’est séparé. Il est important de garder les besoins de l’enfant au centre de la conversation et de minimiser l’impact des conflits en cours entre parents.

  • Si aucun des parents séparés n’est en mesure d’avoir une conversation civilisée ou productive, il est possible d’envisager de faire appel à un médiateur extérieur. Une personne formée, apte à intégrer le développement de l’enfant et pouvant aider chacun des parents séparés :

    • A comprendre comment utiliser ses points forts pour aider l’enfant

    • A contribuer au mieux à l’épanouissement de l’enfant dans chacun des ménages.

  • Généralement, les parents séparés éprouvent des difficultés à se mettre d’accord sur tout, et il n’est pas possible d’anticiper tous les scénarii. L’important est de s’attaquer aux points et préoccupations principaux pour travailler sur des questions clés. Il est primordial de ne pas se battre sur des points insignifiants au regard du bien-être de l’enfant.

Aidez l’enfant à s’adapter à des règles différentes

  • Généralement, les parents séparés doivent encore plus veiller à trouver des terrains d’accord en ce qui concerne l’enfant. L’objectif ici est d’aider l’enfant à s’adapter aux différentes règles (scolaires, grands-parents, nounou, etc.).

  • Être capable de faire comprendre à l’enfant les différences entre les lieux de résidence des parents séparés et trouver des occupations adaptées de part et d’autre aux besoins de l’enfant. « Le dimanche, chez maman, Camille regarde la télé, mais chez papa, ce sont des activités à l’extérieur ? »

  • Éviter les luttes de pouvoir.

  • Ne jamais dénigrer ouvertement ou porter un jugement sur l’ensemble de règles de l’autre parent devant son enfant. « Je sais que votre mère vous permet de rester plus tard et nous vous aimons tous les deux, mais nous ne le faisons différemment. Dans cette maison, l’heure du coucher est 20h. « 

  • Être patient et cohérent vis-à-vis de l’enfant afin qu’il découvre et s’adapte à des règles qui sont différentes chez chacun des parents. Plus cohérent vous serez, plus vite l’enfant comprendra que dans chacune des maisons, les règles sont différentes.

  • Créer des « routines familiales », ces petits comportements prévisibles qui aident l’enfant à comprendre et pratiquer les règles. Par exemple, au lieu de la lutter contre les téléphones portables de ses filles à tous les repas, mettez-les dans un panier avec le vôtre avant de commencer le repas et proposez plutôt de discuter.

Les bonnes pratiques avec les enfants.

  • Tous les enfants, que leurs parents soient divorcés ou non, vont pousser les limites au maximum. Voilà leur jeu! Mais il n’en demeure pas moins qu’il est de votre devoir de définir ces limites.

  • Si le divorce est nouveau, l’enfant est encore plus enclin à vouloir tester les limites et à jouer avec vos émotions. Il faut néanmoins veiller à faire de son mieux pour rester calme, cohérent et reconnaître les comportements positifs que peut avoir l’enfant. Il est important de passez du temps avec lui et de le réconforter. Si l’enfant est plus âgé, il faudra trouver des façons plus créatives de rester connecté.

  • Être ferme et cohérent ne signifie pas être autoritaire et déraisonnable. Écoutez les sentiments et les opinions de l’enfant. Participez à la négociation lorsque celle-ci semble logique et correctement formulée.

  • Préservez les règles que vous avez définies, tout en veillant à ce qu’elles ne viennent pas interférer dans celles de l’autre parent.

  • Nous faisons tous des erreurs. Soyez prêt à présenter des excuses à l’enfant si vous avez dit en face de lui quelque chose que vous regretterez ou qui est en contradiction avec vos règles.

  • Obtenez de l’aide et parler à d’autres parents. Les amis et la famille sont autant de points d’appuis à propos des défis et des frustrations que vous rencontrez. Ainsi, il sera moins probable que ces sentiments émergents en face de vos enfants.

  • Céder à vos enfants pour gagner leur amour ou essayer d’être leur ami pendant une période de transition est susceptible de se retourner contre vous. Les enfants se sentent plus en sécurité lorsque vous êtes le parent et que vous vous positionnez en tant que tel.

N’oublions jamais que l’intérêt des enfants doit nous aider à rendre fertile la citation de Sacha GUITRY « Un moment nous avons vécu côte à côte. Plus tard nous fûmes dos à dos. À présent nous voilà face à face »

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