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Préparer son enfant à l’arrivée d’un petit frère ou d’une petite soeur

Après votre divorce, vous avez retrouvé l’amour et l’avez présenté à vos enfants. Mais votre nouvelle romance ne s’arrête pas là… Vous avez en effet prévu de pouponner à nouveau. Afin que tout ce passe au mieux, voici nos conseils afin d’aider votre/ vos aîné-e-s à accepter au mieux votre futur enfant.

Si un nouvel enfant est une nouvelle source de bonheur, cela s’accompagne généralement d’une nouvelle organisation pour gérer au mieux votre petite famille. Également, consacrer du temps au-x plus grand-s pour le/les préparer à cette arrivée afin qu’il-s accueille-nt bien la nouvelle, puis le nouveau membre de la petite famille. D’ailleurs, si vos enfants peuvent sembler réticents à l’annonce de la nouvelle, ils se rendront très vite compte qu’avoir un petit frère ou une petite sœur est une très bonne chose pour eux. Mais comment leur en faire prendre conscience ? Voici nos astuces.

La magie des livres

C’est bien connu, les enfants adorent quand on leur raconte des histoires. D’ailleurs, leur magie est également lié au fait que les enfants s’identifient à leurs héros favoris. Au détour d’un livre, vous pouvez annoncer la nouvelle aux enfants, d’autant plus que beaucoup de livres traitent ce sujet. En s’identifiant au personnage principal, vos enfants comprendront que c’est une excellente nouvelle et en seront d’autant plus excités.

Du bon temps pour votre enfant

Vos ou votre aîné-s a l’habitude d’être votre principal centre d’intérêt. Il va donc de soit qu’il aura besoin d’être rassuré quant aux changements qui vont se produire à l’arrivée du bébé. Certes, le bébé deviendra une nouvelle source d’attention et il faudra s’en occuper au mieux. Mais il ne faudra pas pour autant oubliés les plus âgés, en leur consacrant du temps pour leurs activités favorites. Vous passerez probablement moins de temps avec vos aînés, essayez de faire en sorte que chaque seconde passée à ses côtés soit unique ! Un temps consacré en tête à tête permettra également de freiner les sentiments de rivalité et de jalousie. Car oui, il est possible que vos enfants ressentent ces sentiments… A vous de les rassurez !

Soyez présent pour lui

La présence c’est certes, consacrer du temps à son enfant, mais aussi être à son écoute à n’importe quel moment de la journée. N’ayez donc pas peur de répondre autant que possible à toutes ses interrogations concernant la grossesse et l’arrivée du bébé, aussi loufoques soient-elles. Vous pouvez également prendre les devant en anticipant ses questions (Pourquoi un nouvel enfant alors que je suis déjà là ? M’aimeras-tu autant ? etc.) afin de le rassurer.

Impliquez-le !

Il sera d’autant plus pressé d’accueillir sa/son petit-e sœur/frère s’il se sent impliqué dans son arrivée. Vous pouvez l’impliquer dans les préparatifs, mais également rendre son arrivée concrète. Par exemple, au lieu de l’appeler « le bébé », dîtes « ton petit frère/ta petite sœur », voir même son prénom s’il a déjà été décidé ! En parlant du prénom, vous pouvez demander à votre aîné ce qu’il en pense. Expliquez-lui aussi qu’un nouveau né est fragile et qu’il faudra qu’il attende avant de pouvoir jouer avec. Il devra le traiter avec douceur, vous pouvez lui montrer, à l’aide d’une peluche ou d’une poupée, comment le porter par exemple. Votre enfant se sentira fière dans son rôle de grand frère/grande sœur.

S’il veut râler, laissez-le

Votre enfant aura peut être envie de râler, de faire par de son mécontentement, de sa jalousie… Laissez-le faire. Il a besoin de s’exprimer. Écoutez-le, rassurez-le et dans quelque mois, tous ses doutes se seront dissipés !

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La place de l’ainé dans le divorce de ses parents.

La situation de l’ainé dans le divorce de ses parents n’est généralement pas une place à envier. En pense souvent que l’enfant ainé est plus à même de comprendre et d’assumer les situations de divorces de ses parents. Et pourtant !

On pense trop souvent que l’ainé est capable de comprendre en raison de son âge et de sa position dans la famille et par rapport à ses cadets. Les parents lui font des confidences, lui raconte ce qu’il se passe. L’enfant ainé n’est ni un ami, ni un confident et les secrets ne doivent pas être son fardeau quotidien. Les parents ont une tendance à protéger le cadet, même si sa situation n’est pas la meilleure non plus et qu’il ne possède pas les mêmes privilèges que son aîné. Mais généralement, l’ainé prend généralement de plein fouet, et sans protection, tous les inconvénients de sa position d’ainé.

Le fait de ne pas protéger l’ainé, dans la situation de divorce de ses parents, peut généralement produire différents sentiments :

  • Celui d’avoir de fortes responsabilités face à ses parents. Le parent qui se confie à son ainé met généralement l’enfant dans une posture où il croit qu’il peut agir pour lui. Par conséquent, l’enfant pense pouvoir réussir les missions qui lui sont confiées et développer un sentiment d’échec car il n’a pas les compétences et les moyens nécessaires pour réussir ces tâches.

  • Peu importe l’âge de l’ainé, il se sent responsable dans la protection de son cadet face au conflit de ses parents. La maturité de l’ainé se développe plus rapidement en raison de la situation de conflit et se positionne en tant que « tampon » entre ses parents et son cadet, en évitant les détails de la situation. Cette exposition fait que l’ainé grandit plus vite qu’il ne le devrait et créé un décalage entre lui et son cadet, ce qui engendre généralement un isolement face à la fratrie.

  • Au contraire, l’ainé peut développer son agressivité face à son cadet à cause de la situation et de l’environnement qui l’entoure. Cette agressivité peut être apparenté à de la jalousie envers son cadet. Le fait de grandir trop vite peu jouer sur son comportement en se justifiant par le fait qu’il se demande pourquoi lui ne peut pas rester un « enfant », contrairement à son cadet, alors qu’il n’est lui même qu’un enfant. Cette situation s’accentue avec le fait que le cadet développe de la jalousie envers son ainé en raison des faveurs accordées et l’ainé développe de la jalousie envers son cadet en raison des bénéfices du petit protégé.

  • L’enfant se créé une carapace et une hyper-vigilance qui lui permettent de le protéger des dangers conflictuels et repousse encore plus son statut d’enfant. En raison de sa proximité avec les conflits de grandes personnes (tristesses, confidences, etc.), il se sent obliger d’aider ses parents mais aussi son cadet. Cette hyper-vigilance développée va lui permettre d’éviter les problèmes et les souffrances. A partir de ce constat, l’enfant va développer des angoisses en voyant le danger partout et perdre la naïveté de leur enfance, et va s’épuiser lentement en essayant de trouver une solution à tout.

  • L’ainé peut aussi développer un aspect de « loyauté » envers l’un des parents, en raison des responsabilités qui lui sont confiées par le parent. Par conséquent, il peut, par esprit de loyauté, refuser le nouveau compagnon de l’autre parent, en le critiquant, le rejetant, ne l’écoutant pas, etc. pour ne pas perdre ses avantages.

 

 

Au travers de ces arguments, on voit que la condition d’un ainé n’est pas à désirer lors de la séparation de ses parents. L’important ici est de ne jamais mêler ses enfants à la séparation, peu importe l’âge.

Et si dans un monde idéal, un divorce n’était pas l’occasion de se déchirer ?

 

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