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Category Archives: Psychologie

Le stress et l’enfant

Le stress n’épargne pas les enfants ! Ils y sont même d’autant plus vulnérables que les adultes du fait qu’ils ne contrôlent pas encore leurs émotions. Evidemment, éliminer toute forme de stress relève de l’impossible, mais vous pouvez cependant augmenter le sentiment de contrôle de votre enfant afin de l’aider à gérer son stress.

Le stress, c’est quoi ?

C’est une réaction du corps à un événement nouveau ou à une situation perçue comme menaçante. Il faut savoir que le stress n’est pas toujours négatif et peut même être utile puisqu’il permet de s’adapter à l’environnement. Par exemple, le stress peut être un levier de motivation pour l’enfant, qui l’aidera à apprendre et à évoluer. Toutefois, lorsque le stress persiste, il peut nuire à l’apprentissage et à l’épanouissement de l’enfant, ce qui risque d’avoir de sérieuses répercussions sur sa santé physique et mentale. Evidemment, les sources de stress ne sont pas les mêmes pour tous les enfants, certains éléments provocant davantage de stress. Les principales sources du stress chez l’enfant peuvent relever :

  • D’une perte de contrôle, comme le divorce des parents
  • D’une situation imprévue : par exemple, l’enfant peut se sentir nerveux si son institutrice est absente et qu’il n’en a pas été averti la veille
  • D’une situation nouvelle, comme un changement d’école
  • D’un égo menacé, comme par exemple lorsque l’enfant est interrogé en classe sans s’y être préparé, il peut alors craindre de se ridiculiser

Comment identifier les symptômes ?

Cela peut être compliqué à percevoir, il n’est pas toujours facile de déterminer avec certitude si un enfant souffre du stress. Malgré tout, si un ou plusieurs des symptômes suivants apparaissent, c’est peut être un signe de stress chronique :

  • Changement d’humeur,
  • Irritabilité marquée,
  • Des malaises physiques, comme des maux de tête, des maux de ventre, des nausées, des tremblements ou le coeur qui bat rapidement;
  • Des troubles du sommeil, comme des cauchemars, des difficultés à s’endormir ou des réveils fréquents;
  • Des problèmes de concentration;
  • Des difficultés d’apprentissage à l’école;
  • Une anxiété de séparation;
  • Le refus d’aller à l’école;
  • Des réactions émotives intenses par rapport à des événements mineurs;
  • Beaucoup de questions à propos du futur;
  • Un repli sur lui-même et de l’isolement volontaire.

Les causes du stress

Afin d’intervenir de la manière la plus juste possible, essayez d’abord d’identifier la cause du stress de votre enfant. Est-ce un manque de contrôle sur une situation ? Cette situation est-elle imprévisible pour lui ? Qu’est ce qui a changé récemment dans son mode de vie ? Son égo est-il menacé ? Il est aussi possible qu’il s’agisse d’un ensemble de ces facteurs. Voici quelques pistes à explorer :

  • Sent-il le besoin de se surpasser à l’école ?
  • Craint-il de déplaire à ses parents, à son enseignant(e) ou à ses amis ?
  • Éprouve-t-il des difficultés à s’intégrer à un groupe ?
  • Est-il particulièrement sensible à ce que vivent les autres ?
  • A-t-il trop d’activités et est-ce difficile pour lui de s’organiser ?
  • Des disputes ou un environnement bruyant et instable causent-ils une accumulation de stress chez lui ?
  • A-t-il vécu des événements traumatisants, comme la maladie ou la mort d’un être cher ? Est-ce qu’un changement soudain s’est produit dans sa vie (ex. : un déménagement ou la séparation de ses parents) ?
  • Est-il touché par des événements qu’il a vus à la télévision ou sur Internet ?

Comment atténuer le stress ?

Chaque enfant réagit différemment au stress, selon sa personnalité, le contexte de l’événement et son environnement. Il est donc important de lui apporter du soutien, du réconfort et une solution adaptée à ses besoins, afin de l’aider à faire face au stress. Dans de nombreux cas, la solution se trouve dans la façon dont vous et votre enfant abordez la situation. En discutant calmement avec lui, vous aurez des chances de déceler ce qui le perturbe et vous pourrez ainsi lui fournir les bons outils pour faire face à tous ces facteurs qui génèrent du stress.

Pour vous aider, voici quelques conseils :

Des habitudes de vie saines

• L’exercice physique est un bon moyen pour faire face au stress. Pour ressentir un bien-être, certains enfants apprécieront des activités calmes, comme le yoga, alors que d’autres auront besoin d’activité davantage physiques.
• Assurez-vous que votre enfant s’alimente bien. Un mode de vie sain l’aidera à se sentir bien et à mieux affronter les situations stressantes.
• Essayez d’instaurer une routine stable pour votre enfant. Les heures du coucher ou des repas devraient être régulières. Cela lui donnera les points de repère dont il a besoin pour être rassuré. De bonnes nuits de sommeil sont également essentielles pour bien réagir au stress.
• Limitez son temps passé devant les écrans. Vérifiez ce qu’il regarde. Si quelque chose qu’il a vu le perturbe, parlez-en avec lui.
• Passez du temps avec votre enfant dans des activités qui lui font plaisir.

Quelques astuces pour gérer son stress

  • Votre enfant a besoin de défis à sa mesure pour se donner confiance. Encouragez-le, mais ne soyez pas trop exigeant. Rappelez-lui que vous l’aimez, peu importe ses résultats.
  • Félicitez-le quand il fait des efforts et des progrès.
  • Aidez-le à mieux s’organiser. Le stress naît parfois d’un manque de temps ou d’une mauvaise façon de le gérer.
  • Pour l’aider à se calmer, suggérez-lui de visualiser un souvenir qui lui fait du bien. Rappelez-lui aussi ses succès.
  • Redonnez un peu de contrôle à votre enfant. Offrez-lui des choix et laissez-le prendre des décisions simples. Par exemple, laissez-le choisir ses vêtements pour l’école ou demandez-lui de planifier avec vous les dîners de la semaine.
  • Ne surprotégez pas votre enfant. Les nouveautés et l’imprévu font partie de la vie. C’est en les affrontant que votre enfant développera sa résistance au stress.

Si une situation propice au stress se présente

  • Soyez à l’écoute de votre enfant. Aidez-le à nommer ses émotions et donnez-lui votre soutien. Rassurez-le en lui rappelant que vous êtes là pour lui.
  • Ne vous moquez pas de ses peurs. Elles sont réelles. Essayez plutôt de le rassurer et de l’aider à faire face à ses craintes.
  • Discutez avec votre enfant. Répondez à ses questions, simplement mais honnêtement. En se faisant expliquer la situation dans des mots qu’il peut comprendre, il sera rassuré.
  • Pour l’aider à affronter des problèmes, parlez-en avec lui. Aidez-le à trouver ses propres solutions.
  • Essayez de diminuer la nouveauté. Par exemple, si vous devez déménager, montrez à votre enfant des photos de votre nouvelle maison et allez visiter votre nouveau quartier avec lui.
  • Si votre enfant a échoué à un examen et craint de ne pas être capable de réussir la prochaine fois, il pourrait demander à son enseignant(e) ce qu’il peut améliorer pour réussir.
  • Soyez un modèle pour votre enfant. Assurez-vous d’exprimer vos émotions calmement. Une attitude calme est rassurante pour un enfant.

N’oubliez pas que chaque personne réagit différemment au stress et que chaque enfant doit trouver sa propre façon de le gérer.

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Le harcèlement scolaire : comment y faire face ?

Le harcèlement scolaire est un sujet sensible qui peut être difficile à identifier. Ce phénomène grave touche 10% des élèves, soit 1,2 millions d’enfants. Celui-ci a deux natures : le harcèlement physique et le harcèlement moral (insultes, moqueries), beaucoup plus difficile à détecter pour les adultes. Il y a pourtant certains signes qui peuvent donner l’alerte. Comment les détecter ? Et comment y mettre un terme ?

Quatre signes pouvant identifier une victime 

Votre enfant fuit l’école

Lors du réveil, votre enfant rechigne à aller à l’école. Il craint d’y aller seul et peut même insister pour que vous l’accompagniez, voir d’attendre avec lui devant les grilles. Egalement, il peut se plaindre de maux de tête, d’estomac ou encore de nausées, à savoir que tous ces symptômes sont engendrés par le stress.

Il préfère rester avec des adultes

En d’autres termes, votre enfant s’isole de ses camarades de classe. Il préfère la compagnie des adultes, avec lesquels il se sent en sécurité. Evidement, comme vous n’êtes pas en classe avec lui, cela est plus difficile à détecter. Mais il y a quelques signes qui peuvent vous donner une idée de ses fréquentations : par exemple, il refuse de souhaiter son anniversaire, il n’est jamais invité aux fêtes de ses camarades, personne ne lui apporte ses devoirs lorsqu’il est malade… Bien sûre, ceci n’est pas forcément propre au harcèlement, mais cela reste à surveiller quand même. Egalement, à l’ère des téléphones portables et des réseaux sociaux, à contrario, il peut recevoir beaucoup d’appels. Si son visage change après la lecture d’un message ou qu’il ne répond jamais à ses appels, c’est que quelque chose ne tourne pas rond. En effet, le cyberharcèlement peut prendre le relai, une fois l’enfant rentré.

Il est souvent fatigué et a l’air épuisé

Si harcèlement scolaire il y a, votre enfant est toujours en état d’alerte. Il surveille autour de lui, anticipe ce qu’on pourrait lui faire… Cet état d’hypervigilance le fatigue. Cet épuisement se traduit aussi par un manque d’attention, de concentration, de troubles du sommeil… Et ses résultats scolaires peuvent en pâtir. Au delà de ça, ce n’est pas une fatigue physique, il ne lui suffira pas de dormir dix heures pour récupérer. Aussi, l’enfant victime de harcèlement scolaire subit généralement une baisse d’appétit.

Il s’habille « passe-partout »

Il ne porte pas de vêtements extravagants, de couleurs vives… L’enfant victime de harcèlement scolaire évite de se faire remarquer et privilégiera ainsi des vêtements neutres. Egalement, sa posture a peut être changée : la tête dans les épaules pour mieux s’effacer.

Il faut savoir que si votre enfant correspond à cette description, il n’est pas forcément victime d’harcèlement scolaire. Certains de ces signes peuvent correspondre à son entrée dans l’adolescence. Néanmoins, il ne faut pas pour autant les négliger.

Comment y mettre un terme ?

Si le comportement de votre enfant correspond à ces signes, alors il est temps d’agir.

• Tout d’abord essayer de lui en parler calmement, à un moment choisi ; où il se sent en confiance. Rassurez-le, dîtes lui que des adultes sont là pour lui, demandez lui ce qu’il souhaiterait. Evidemment, il y a également des chances qu’il se braque, surtout si c’est un pré-ado. Si c’est le cas, pas de panique, vous n’êtes pas seul(e).

• Vous pouvez prendre rendez-vous avec la direction de son établissement, et avec un ou plusieurs professeurs. Ils pourront vous expliquer s’ils ont perçus des signes comme quoi votre enfant pourrait être victime d’harcèlement scolaire. Expliquez-leur son comportement à la maison et s’il n’y a pas un lien avec ses journées de cours. N’hésitez pas à leur demander quelles mesures peuvent-être mises en œuvre pour protéger votre enfant. Si la situation est avérée, l’établissement prendra, avec vous, les mesures nécessaires. Vous pouvez également contacter un délégué de parents d’élèves, dans un but de prévention au sein de l’établissement. Vous pouvez, par exemple, louer un court métrage sur le harcèlement scolaire comme L’école m’a tué, en cliquant ici.

• Une autre solution est d’appeler le numéro vert 3020, le référent harcèlement académique. Un professionnel sera à votre écoute.

Il est déconseillé d’essayer de régler le problème par vous même ou de contacter l’auteur(e) des faits car cela peut aggraver la situation. Le harcèlement scolaire est un fait non isolé, et a dorénavant sa journée : le 5 novembre est la journée internationale « Non au harcèlement ».

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Mon enfant culpabilise après le divorce. Que faire ?

Que vos enfants s’y attendent ou non, le divorce a impérativement des conséquences néfastes sur leur bien être. Aussi, il peut arriver que l’enfant soit persuadé que ce soit de sa faute si ses parents ne s’aiment plus et qu’ils se séparent. Selon une étude anglaise, 60% des enfants culpabilisent lors du divorce ou la séparation de leurs parents. Souvent, ils se sentent insécurisés face aux autres et pensent, à tord, que vous ne l’aimez pas. Qu’il l’exprime ou non, il est important de parler à votre enfant et de lui faire comprendre que ce n’est pas de sa faute.

Tout d’abord, comment éviter que votre enfant se sente coupable ?

  • Afin d’atténuer la culpabilité de votre enfant, il est préférable d’éviter de vous disputer avec votre ex-conjoint devant lui. Cela aggrave le sentiment de culpabilité. Il va probablement se dire que tout ceci est de sa faute puisque son nom est cité dans les disputes et que vous ne vous cachez pas. Il va entendre beaucoup de choses auxquelles il ne comprend rien, comme des histoires de garde, de charges ou encore de pension. Parmi tout ce charabia, la seule chose qui va le marquer est son nom, s’il est cité.
  • De même, si vous critiquez votre ex-conjoint devant lui, votre enfant pensera que vous essayez de le faire choisir entre ses deux parents et ne saura plus quoi penser. Il se sentira d’autant plus coupable quand il rejoindra l’autre parent. Dans cette situation délicate, même si votre ex-conjoint vous a causé du tord, il est important de faire bonne figure devant vos enfants. Ils pourraient également culpabiliser de votre mal-être et penser qu’ils ne vous rendent pas heureux(se). Il s’agit de lui faire comprendre que vous ne vous opposez pas à la relation qu’il entretien avec l’autre parent et qu’elle est même importante à vos yeux.

Il s’agit de travailler ensemble avec l’autre parent, afin que l’enfant ait toutes les cartes en main pour se développer sereinement.

Comment lui parler pour éviter qu’il culpabilise ?

Dans ce moment difficile pour toute la famille, il est important de parler à votre enfant, afin d’éviter la culpabilité et/ou s’il culpabilise déjà, de minimiser ce sentiment.

  • La première étape est de le rassurer, lui dire que ce n’est pas de sa faute, qu’il n’en n’est pas la cause, que son papa et sa maman l’aiment de tout leur cœur. Il est important de mettre les choses au clair avec lui : vous l’aimez et ce, quoi qu’il advienne.
  • Parfois, l’enfant essaie d’assumer certaines responsabilités ou essaie de se mêler de vos conflits avec l’autre parent. Vous devez lui faire comprendre que ce n’est pas son rôle, que son rôle à lui est de s’amuser et de manger des bonbons en cachette devant les dessins animés.
  • Lorsque vous le sentez rassuré, essayez d’établir un dialogue avec lui. Demandez-lui pourquoi ressent-il cette culpabilité, si vous avez fait, ou dit quelque chose qu’il aurait pu mal interpréter. Si c’est le cas, excusez-vous et faîtes lui comprendre que ce n’était pas votre intention.
  • Enfin, expliquez-lui simplement, si ce n’est pas déjà fait, les raisons qui vous pousse, vous et l’autre parent, à vous séparer, tout en lui précisant qu’il n’en n’est absolument pas la cause.
  • Si le problème persiste, il est conseillé d’en parler à un professionnel, à un psychologue qui sera plus à même à aider votre enfant. La culpabilité peut engendrer des problèmes psychologiques à des stades plus ou moins élevés, une fois que l’enfant atteint l’âge adulte.

L’enfant a besoin d’être accompagné durant cette période douloureuse pour toute votre famille. Il est impératif que vous et votre ex-conjoint lui porter toute l’attention dont il a besoin. Surtout, ne pensez pas que, parce qu’il ne vous en parle pas, qu’il n’a pas d’avis sur le sujet. Bien que cela n’est pas toujours facile, vous devez toujours essayer de maintenir un dialogue avec lui, afin qu’il ne se sente pas délaissé ou coupable.

 

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Les peurs : comment un parent peut aider son enfant à les surmonter ?

La peur, l’angoisse ou encore la phobie sont des émotions que tous les enfants ont pu ressentir au cours de leur existence. Chacune de ses émotions à même le faire souffrir. Il est important pour chaque parent de ne pas dramatiser la situation, mais il ne faut pas l’ignorer non plus.

Le rôle des parents va donc d’être d’aider leur enfant à surmonter ses peurs.

La différence entre phobie, angoisse et peur

  • L’angoisse est une émotion qui se manifeste sous forme de crise pouvant être jointe à des symptômes physiques parfois exacerbés. Généralement, l’angoisse est émotion ponctuelle.
  • La phobie, elle, se caractérise par une peur démesurée d’un objet ou d’une situation précise.
  • La peur est « une émotion intense pouvant être associée à des manifestations anxieuses comportementales, cognitives et physiologiques ».  (Vera et Leveau, 1990)

La peur fait partie des émotions principales que l’enfant acquière rapidement avec la joie, la colère ou encore la tristesse. Généralement, le cerveau est à l’origine de ces réactions et génère des actions et réactions automatiques de notre corps. La peur a pour objectif d’alerter une personne face au danger ou à une menace. La peur est physiologique avant d’être psychologique.

La peur d’un point de vue neurobiologique

L’amygdale est à l’origine du décodage des émotions dont la peur fait partie. Si l’amygdale est activée, elle va déclencher chez l’enfant différentes réactions émotionnelles telles que des transpirations, des accélérations du rythme cardiaque ou encore des contractions musculaires. De plus, elle va nous permettre d’analyser, avec l’aide de nos sens (visuel, auditif, odorat, etc.) d’analyser la situation et nous préparer à nous défendre ou fuir la situation.

Que les peurs soient réelles ou imaginaires, petites ou grandes, il ne faut jamais négliger celles de notre enfant. Il faut considérer la peur comme un message de l’enfant, car c’est un moyen pour lui de s’exprimer face à une situation dans laquelle il peut ne pas avoir les mots. La peur des enfants peut venir d’expériences qu’ils ne comprennent pas et qu’ils estiment, instinctivement, menaçantes pour eux.

Plus votre enfant grandir, plus il sera à même à percevoir et s’adapter en générant des peurs plus rationnelles. Cependant, lorsqu’il est jeune et qu’il grandit dans un monde qu’il découvre tous les jours, son imaginaire (fortement développé entre 3 et 6 ans) prend une place importante pouvant ainsi générer des angoisses comme la peur des monstres cachés sous le lit, des sorcières, etc.

Votre rôle de parent va donc être de le rassurer face à ses peurs, cela faisant partie intégrante de son apprentissage. L’écoute et l’accompagnement bienveillant lui permettront de plus facilement apprivoiser ses peurs et de les dépasser. C’est comme cela qu’il prendra confiance en lui et en fera un adulte capable de surmonter les épreuves qui se mettront en travers de son chemin plus tard.

« Il y a des peurs saines, il y a des peurs démesurées, déplacées. Il y a des peurs à traverser, d’autres a dépassé, toutes sont à respecter, à accompagner. »

Isabelle Filliozat – Au cœur des émotions de l’enfant

D’où proviennent les peurs de l’enfant ?

Il existe trois types de peurs principales chez l’enfant :

La peur classique (qui apparaît et disparaît avec son développement)

La peur du noir, la peur des monstres, des fantômes ou des sorcières … et bien d’autres sont autant de peurs que les enfants connaissent au cours de leur développement. Ces émotions seront plus ou moins fortes en fonction de chaque enfant. Ces peurs sont un passage « obligatoire » qui va marquer un stade dans le développement de l’enfant. On considère ses peurs comme des peurs transitoires liées fortement à leur imagination. Les enfants, lorsqu’ils sont jeunes, ne savent pas faire la différence ente l’imaginaire et le réel. Il est important pour vous, parent, de ne pas prendre à la légère ses peurs, car elles peuvent nuire au bon développement de votre enfant et le faire souffrir.

La peur acquise

Leurs peurs acquises peuvent être définies comme des peurs liées à la souffrance ou à la douleur, comme le shampoing dans les yeux. Ces peurs sont générées suite à une expérience que l’enfant a déjà vécue. Ses peurs sont généralement révélatrices d’un choc ou d’un événement traumatisant que l’enfant a pu vivre ou être témoin lui laissant ainsi un souvenir terrible. Il arrive parfois que ce soit né de la séparation de ses parents.

En tant que parent, vous devez trouver les bons mots pour rassurer votre enfant et être capable d’en parler avec lui pour qu’il puisse mettre des mots sur ses peurs. Si vous ne trouvez pas la solution, il ne faut pas hésiter à en discuter avec un professionnel.

En le motivant et en lui redonnant confiance en lui, vous pourrez l’accompagner dans le dépassement de ses peurs.

La peur imitée

Vous avez dû le remarquer, votre enfant a une tendance à imiter tout ce que vous faites. Comme une éponge, ils ont la fâcheuse tendance à faire et refaire ce que font leurs parents. Et bien il en est de même pour vos propres peurs et vos propres angoisses. Si vous avez une peur panique des araignées, votre enfant développera la même peur. Le pouvoir du mimétisme. L’important, pour vous parents, est de ne pas transmettre vos propres peurs et vos propres angoisses à vos enfants (regard de l’autre, maladie, séparation, etc.).

Qu’elles sont les peurs les plus fréquentes chez l’enfant ?

La peur des monstres, des sorcières ou des fantômes

Ces peurs sont surtout liées à l’imaginaire de l’enfant. Pour aider votre enfant à lutter contre cette peur, il est important que vous l’aidiez à faire la différence entre son imaginaire et le réel.

Autre point, limitez la télé, les jeux visuels et autres qui peuvent être facteurs de messages violents. Les monstres qui terrifient votre bambin sont généralement liés à une mauvaise interprétation de ce qu’il a pu voir à la télévision. À noter que les contes de Disney n’aident pas trop alors, évitez tout ce qui est Blanche-Neige et les 7 nains, Bambi, la Belle et la Bête, etc. Certains livres ne sont pas non plus adaptés à tous les âges.

L’angoisse de se coucher

La peur du coucher est généralement liée à une multitude de peurs de l’enfant. Au travers de celle-ci, on peut y associer la peur du noir, la peur de l’abandon, la peur du bruit, la peur des monstres, etc. En tant que parents, vous devez trouver la meilleure solution qui lui permettra de dépasser ses peurs.

Pour cela, vous pouvez mettre en place un rituel avant le coucher en fonction de son âge qui va aider l’enfant à se relaxer (ex. : bains, histoires, etc.). Votre enfant à besoin d’être rassuré alors soyez attentifs aux signes.

Vous pouvez aussi organiser la chambre de votre enfant de manière à ce qu’il se sente en sécurité. Pour des idées d’aménagement, nous vous invitons à découvrir la méthode Montessori.

La peur d’aller à l’école

La peur d’aller à l’école est une crainte difficile à identifier, car elle peut être synonyme d’angoisses diverses : angoisse de la séparation, peur d’un professeur, d’un camarade de classe, peur des mauvaises notes, etc.

Qu’elles soient émotionnelles ou physiques, ne laissez pas ces peurs s’installer trop longtemps en votre enfant au risque de le perturber à long terme. Dans des situations comme celle-ci, il est important, dans parler avec votre enfant pour qu’il puisse mettre des mots sur ses angoisses. Si vous constatez que cela ne fonctionne pas, prenez directement rendez-vous avec le maitre des écoles, ou les parents de l’autre enfant (le cas échéant) pour en discuter et ainsi améliorer la situation.

Quelle attitude prendre pour lutter contre les peurs de l’enfant ?

Chose importante, chaque enfant éprouve des peurs et celles-ci sont toutes réelles. Pour vous parents, vous devez être capable de jouer entre empathie et limites à fixer pour aider votre enfant à surmonter ses peurs.

Pour aider votre enfant, vous devez avant tout le rassurer et lui dire qu’on est là pour lui. De cette manière, vous allez instinctivement lui faire comprendre que vous êtes là pour le protéger. Cependant, vous devez aussi être capable d’être cohérent et ferme face à la situation et que vous restez externe à ces peurs même si vous comprenez sa situation.

Quand peut-on déduire qu’une peur est anormale ?

Généralement les enfants âgés entre 3 et 6 ans développent des peurs classiques comme la peur des araignées, des chiens, de se coucher dans le noir. Certes, ces peurs sont réelles, mais vous ne devez pas le « couver », car elles se manifestent généralement durant la période œdipienne et s’estompent par la suite. En revanche, si vous constatez que ces peurs persistent après la période œdipienne, autour de 7 – 8 ans, et qu’elles deviennent invalidantes pour votre enfant dans son quotidien, il serait intéressant d’en discuter avec un spécialiste.

En fonction de l’âge, différentes méthodes existent. Pour les tout petits, des entretiens parents-enfants permettent de détecter l’élément déclencheur de la peur. Une fois détectée, la peur, ou la phobie s’estompera vite.

Pour les enfants plus âgés, il est possible de mettre en place des thérapies comportementales basées sur la relaxation, la visualisation ou encore les mises en situation.

5 astuces pour aider votre enfant à surmonter ses peurs

Ces astuces ont pour objectif d’aider votre enfant à comprendre, par étape, ses craintes et l’aider à les surmonter en lui donnant les moyens de s’exprimer sur toutes ses formes.

Les imitations

Le jeu d’imitation à pour objectif est de faire revivre à son enfant, de manière contrôlée, les origines de ses peurs afin qu’il puisse exprimer ses sentiments et de pouvoir s’y confronter pour mieux les maîtriser.

De cette manière, votre enfant sera plus à mime à s’affirmer et construire son identité.

Cache-cache

Le jeu du cache-cache à pour objectif de vaincre la peur de l’abandon et de la séparation. Le cache-cache va lui permettre de vaincre « seul » la peur de se retrouver seul.

Se déguiser

L’approche du déguisement a pour but de combattre la peur des monstres. En revêtant un costume, il s’appropriera plus facilement l’univers et s’inventera des histoires où il est le héros et ainsi lutter contre sa peur.

Les travaux manuels

Que ce soit le dessin, le sport, la peinture, etc. Les activités à caractère artistiques ou sportives vont permettre à l’enfant de revenir sur ses peurs de manière inconscientes. Lorsqu’un enfant ne peut mettre de mot sur sa peur, une feuille blanche peut être une solution adaptée. Une fois le dessin de sa peur fait, discutez-en avec lui et analysez la situation pour l’encourager à la vaincre.

La lecture

La lecture est aussi un bon moyen d’explorer les peurs de son enfant. Prenez le temps de lire des livres traitant des sujets de ses peurs. Les livres lui permettront de comprendre et prendre conscience qu’il n’est pas seul à vivre avec ces peurs et qu’il peut les surmonter.

Au final, les livres vont lui permettre de dédramatiser la situation, à s’exprimer et ainsi vaincre sa peur. En plus, c’est une bonne base pour l’imagination et son développement personnel.

© Crédit photo : Laure Fauvel

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Méthode Montessori, bon pour le développement de son enfant

La méthode Montessori a été développée par Maria Montessori, italienne d’origine travaillant dans la médecine et spécialisée dans la petite enfance. Son principe était que les enfants âgés de moins de 6 ans ont une capacité d’apprentissage beaucoup plus importante que les jeunes adultes durant leur période de vie universitaire. C’est pourquoi elle a consacrée sa vie à l’éducation des enfants ainsi qu’à leur développement personnel, tant physique que spirituel.

La méthode Montessori est un mode d’apprentissage et de développement avancé pour les enfants afin de leur permettre un apprentissage sans contraintes en leur aménageant un espace de joie et de liberté.

On peut voir aujourd’hui un réel engouement pour la méthode Montessori. Que ce soit dans les crèches, les écoles … et maintenant les maisons, cette méthode d’apprentissage va encourager l’éveil en douceur des enfants dès leur plus jeune âge.

Une chambre d’enfant selon la méthode Montessori

D’après Maria Montessori, « il ne s’agit pas d’abandonner un enfant à lui-même pour qu’il fasse ce qu’il veut, mais de lui préparer un milieu où il puisse agir librement ». En aménageant la chambre de l’enfant d’après la méthode Montessori, on va favoriser son développement. Marie-Hélène Place, dans son livre « 60 activités Montessori pour mon bébé », nous explique l’importance de mettre en place un environnement préparé. Pour mieux visualiser le concept d’environnement préparé, il est possible de l’illustrer par l’aménagement d’un lit à même le sol, en évitant le lit à barreaux, qui vont encourager l’enfant à ramper, à se mettre à quatre-pattes ou encore à s’asseoir seul, favorisant ainsi à développer sa curiosité et à explorer son environnement. Dans la méthode Montessori, « le déplacement nourrit intellectuellement l’enfant » et pour Maria Montessori « la main est l’outil de l’intelligence ».

La chambre, un espace épanouissant pour l’enfant

Pour les parents, l’aménagement de la chambre est toujours un moment ludique et amusant. D’après la méthode Montessori, l’aménagement de la chambre de l’enfant doit être un lieu épanouissant et simple mais réfléchi pour son éveil.

La chambre doit être positionnée dans un lieu calme afin de développer un sentiment de sécurité, de calme et d’apaisement pour l’enfant. Et il est préférable de ne pas modifier l’aménagement de la chambre de l’enfant durant la première année afin qu’il puisse y trouver ses repères. Il est important que le parent teste la chambre, avec son enfant, pour lui montrer comment faire et vérifier si l’aménagement peut lui convenir (luminosité, etc.).

En plus d’une chambre aménagée, il est nécessaire de mettre à sa disposition des objets du quotidien. Ils doivent être simple à ranger et à transporter pour l’enfant, ce qui va lui permettre de se déplace avec.

En adoptant la méthode Montessori, l’objectif va être de rendre l’enfant le plus autonome possible dans la pièce ou il vie, en évitant l’intervention des grandes personnes. Au travers sa chambre, l’enfant doit être capable de se déplacer, de ramper, de rouler, de s’asseoir, de lever la tête de lui-même sans qu’aucun obstacle ne vienne le gêner dans ses mouvements. L’espace doit être adapté pour lui. Avec cela, il deviendra acteur de son environnement.

La méthode Montessori préconise 4 espaces distincts.

Pour Maria Montessori, dès le plus jeune âge de l’enfant, celui-ci va évoluer dans un environnement qu’il va apprendre à reconnaître au fur et à mesure de ses expériences. Il y redécouvrira des objets qu’il a déjà découverts la veille, ce qui va lui forger sa mémoire. Un espace pensé par la méthode Montessori va permettre à l’enfant d’être capable de se déplacer vers ce qu’il l’attire ou l’intéresse.

Concernant la chambre de l’enfant, Montessori préconise d’aménager 4 espaces bien distincts : un espace pour dormir, un espace pour les habilles, un espace pour le changer, un espace pour le nourrir, un espace pour sa toilette, et plus tard, un espace pour s’habiller. Cela va permettre à l’enfant d’éveiller ses zones sensorielles notamment grâce à des espaces bien définit et ainsi l’aider à différencier les sensations. Il est vrai que tous le monde n’a pas la possibilité d’avoir de grands espaces pour la chambre de l’enfant, c’est pourquoi il est possible de déplace les espaces de change et de nourriture en dehors de la chambre.

Montessori et l’espace pour dormir

Maria Montessori préconise d’utiliser un lit bas, style futon, ce qui permet d’éviter les lits à barreaux. Il est vrai que pour les tout-petits, le faire dormir sur un lit de ce type pour être inquiétant. C’est pourquoi, durant les quelques premiers mois après sa naissance, il est possible de déposer le berceau, ou le couffin, sur le lit. Après quelques mois, vous pourrez coucher l’enfant directement dans le lit bas.

Le souhait de mettre un lit bas va permettre à l’enfant de se mouvoir au fur et à mesure qu’il grandit. En lui offrant un espace sans barrières, l’enfant va pouvoir se déplacer en rampant ou en roulant directement sur le tapis, posé à côté du lit, et ainsi découvrir son environnement. Cette approche de la méthode Montessori veut que l’enfant soit capable d’acquérir rapidement sa propre autonomie et sa faculté à se déplacer au travers de sa chambre et des objets qui l’attirent.

Montessori et l’activité

L’utilisation d’un miroir est un principe de base de la méthode Montessori dans l’aménagement de la chambre de l’enfant. Le miroir est un outil qui aide l’enfant dans son apprentissage et dans son autonomie.

Mis de manière horizontale, sur la partie basse du sol, le miroir va offrir à l’enfant mille fantaisies. Cela va lui permettre de jouer avec lui-même lorsqu’il va ramper. Le miroir va favoriser le développement de la conscience de l’enfant et l’aidant à se reconnaître et voir son double de lui-même. Mis à la verticale, le miroir va aider l’enfant à s’habiller seul.

Il est important de prendre en compte que l’aménagement de l’espace de l’enfant doit lui donner envie de rester seul. Il faut aussi éviter de mettre à sa disposition trop de jouets qui vont trop le solliciter. Il est nécessaire que l’enfant se trouve dans un espace calme pour qu’il puisse se concentrer. Il ne faut pas non plus l’interrompre lors de ses moments de jeux.

Vous pourrez constater que l’enfant exprime son mécontentement lorsqu’il n’arrive pas à attraper un objet ou réaliser une activité. Observez-le et évitez un maximum de l’aider, il est important qu’il apprenne par lui-même pour développer sa confiance. Il se peut que l’enfant se mette en colère car cet objet est inatteignable, rapprochez-le de lui sans pour autant lui donner. Sa réussite personnelle apaisera ses propres tensions.

Montessori et l’espace pour la nourriture

Dans cet espace, l’utilisation d’un fauteuil est souvent la méthode la plus utilisée. Pour refléter un espace calme et apaisant, il est conseillé d’utiliser des fauteuils à bascule. Le mouvement de bascule rappellera à l’enfant sa vie dans le ventre de sa mère. Pour accentuer l’épanouissement et le développement de l’enfant, vous pouvez aussi accrocher des photos de lui et de la famille afin de l’aider à distinguer et reconnaître les membres de sa famille. C’est aussi un bon moyen de divertissement lors du repas.

Chose important, le fauteuil ne doit jamais changer de place avec de ne pas perturber les repères de l’enfant.

Montessori et l’espace pour changer bébé

La méthode Montessori préconise d’utiliser une commode, ce qui va permettre au parent d’avoir à sa disposition tous les éléments nécessaires pour changer l’enfant tout en gardant un œil sur lui. L’utilisation de tiroir à ouverture facile va permettre aussi à l’enfant de les ouvrir quand il grandira.

Plus l’enfant grandira, plus il sera difficile de le changer en raison de son envie de tout toucher. Il est important de le laisser faire au début, afin qu’il apprenne à connaître son environnement. Et cela vous permettra de le changer plus facilement après.

Montessori préconise un mobilier adapté, même dans la maison

Afin de favoriser le développement et l’épanouissement de l’enfant, il est important de mettre à sa disposition un mobilier adapté et fonctionnel. Par conséquent les meubles de sa chambre doivent être adaptés à son âge et à sa taille tout en prenant en compte sa sécurité. Sécurité, simplicité et ergonomie sont les mettre-mots de l’aménagement de la méthode Montessori. Une façon simple de respecter cette philosophie est d’opter pour des mobiliers évolutifs.

Au sein de la maison, on peut y trouver des objets représentant toutes les formes géométriques existantes, qu’ils soient usuels ou du quotidien. Ces objets sont aussi des bons moyens d’apprentissage de la vie pour l’enfant et l’aidant à les identifier et à leur expliquer leur utilité. Il est important que la maison soit aussi pensée entièrement pour l’épanouissement et le développement de l’enfant pour lui permettre d’être au maximum autonome.

Maria Montessori mettait l’accent sur l’ordre et l’organisation des choses et des objets dans une chambre d’enfant. Par conséquent, elle souhaitait que chaque objet ait un emplacement précis afin que l’enfant puisse le retrouver après chaque utilisation afin de lui faciliter l’association des choses dans leur environnement, ce qui a un aspect stimulateur et lui permet aussi d’apprendre à ranger ses jouets.

Pour en apprendre plus sur la méthode Montessori et sa pédagogie, nous vous conseillons de découvrir le site montessori-formations.fr.

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Votre enfant développe des problèmes de comportement ?

Après un divorce ou une séparation, il n’est pas rare que les enfants développent des problèmes de comportement. Il est vrai que l’étape de la séparation entre les parents est un obstacle difficile à passer pour toute la famille et d’autant plus pour les enfants. Selon l’âge et de nombreuses variables, les enfants ne sont pas toujours émotionnellement assez mature pour comprendre pourquoi ces choses se produisent, de sorte que leur frustration et leur stress peuvent se manifester par la modification de certains aspects du comportement de l’enfant.

Des problèmes de comportement chez les enfants de parents divorcés peuvent varier d’un léger agissant à des problèmes comportementaux destructeurs. En fin de compte, il appartient aux deux parents de surveiller le comportement de leur enfant, de communiquer avec lui, de faire preuve de patience, et voir de demander l’aide d’un professionnel si les problèmes comportementaux semblent se diriger vers quelque chose de plus grave.

Il n’est pas anormal pour un enfant de développer des problèmes de comportement après le divorce ou la séparation de ses deux parents. L’enfant peut développer différents sentiments : colère, confusion, frustration ou encore tristesse. Ces sentiments développent ainsi, chez l’enfant, des « montagnes russes » émotionnelles qu’il peut éprouver à la suite des événements qui entourent sa vie et son quotidien. Bien que vous ne puissiez pas contrôler la façon dont votre enfant se sent par rapport à votre divorce ou votre séparation, vous pouvez prendre des précautions pour surveiller le comportement de votre enfant ainsi que le votre.

Quelques conseils pour surveiller le comportement de l’enfant.

Observez votre enfant pour identifier potentiellement tous signe comme l’agression ou la dépression. Il est important pour vous de discuter avec ses professeurs et enseignants, dans un cadre scolaire, ses entraineurs ou autres adultes avec qui il est en contacts dans ses activités extra-scolaires. Ces personnes sont potentiellement à-même d’identifier les signes car ils passent du temps avec votre enfant à l’extérieur de la maison.

Tenir un journal en annotant les différents comportements de votre enfant, ainsi que les questions relatives et particulières que vous remarquez, est une bonne façon d’enregistrer et de rappeler ce qui se passe ces derniers temps, qui peuvent devenir des informations importantes à partager avec un professionnel si vous remarquez qu’un certain comportement persiste chez votre enfant.

En outre et si possible, garder un dialogue actif avec votre ex-conjoint en ce qui concerne les problèmes de comportement constatés par chacun d’entre vous. Un parent peut remarquer un certain comportement ayant lieu dans sa maison, tandis que l’autre parent peut remarquer quelque chose de complètement différent. Il est possible que cette différence dans le comportement d’un enfant au sein de chaque maison soit directement influencé par le comportement de chacun des parents individuellement.

Comme un parent divorcé ou séparé qui partage la garde ou le droit de visite, il est important de surveiller son propre comportement autour de l’environnement de son enfant. Vos actions et les mots que vous employez vont avoir un impact important sur la façon dont votre enfant perçoit le monde et la situation actuelle. Si vous parlez en mal de votre ex-conjoint ou avez tendance à exprimer de la tristesse par rapport à votre situation de rupture en face de l’enfant, cela peut facilement déteindre sur lui et va manifester des problèmes de comportement. Si vous constatez que garder le contrôle de vos propres émotions et comportements est particulièrement difficile, le reconnaître et prendre les mesures appropriées peut vous aider à trouver des moyens de soulager vos émotions négatives en cherchant de l’aide auprès d’un professionnel. Les parents agissent comme un modèle de comportement auprès de leurs enfants, alors pensez qu’à travers vos propres émotions, vous pouvez aider vos enfants à travailler sur les leurs.

La communication, le maître mot face aux mauvais comportements de l’enfant.

Les enfants se comportent parfois de certaines façons sans être en mesure de mettre des mots sur leur comportement. Il existe des situations où l’enfant peut-être discipliné face à la réaction de l’un de ses comportements, mais plus tard, refaire la même chose. Bien que la nécessité d’éduquer son enfant de manière appropriée face à un mauvais comportement est un enjeu, il est important de combiner discipline et conversation avec votre enfant afin qu’il ne réitère pas les mêmes erreurs.

Communiquer avec votre enfant en lui donnant la possibilité de parler librement leur procurera un sentiment d’écoute et est un bon moyen pour les aider à mieux comprendre leur comportement lié à leurs émotions. 

Parfois, votre enfant pourrait réévaluer et changer son comportement après une seule conversation, ou il peut prendre un certain temps et faire preuve de patience pour enrayer les mauvais comportements. En tant que parents, il est important de communiquer entre vous sur les façons dont vous éduquez votre enfant au sein de chacune de vos maisons et sur les conversations que vous avez avec votre enfant par la suite. Parlez de ce que vous avez observé et si le comportement actuel de votre enfant est un point sur lequel vous êtes d’accord, cela favorisera son bon développement. Si vous remarquez continuellement un comportement similaire que vous trouvez inquiétant, il est probablement le temps de demander de l’aide.

Certains problèmes de comportement ne persisteront que pendant de courtes périodes. Mais dans certains cas, le comportement est assez mauvais et peut persister et l’aide professionnelle est la meilleure chose à offrir à votre enfant. Conseillers, thérapeutes et autres professionnels de la santé sont formés et bien informés en ce qui concerne les moyens pour aider un enfant qui souffre de problèmes de comportement. Parfois, un enfant peut se sentir plus à l’aise pour discuter de ses sentiments à une personne tierce et de confiance qui n’est pas directement impliquée dans ce qui se passe à la maison. Parler à un professionnel qui sait mieux comment gérer ce genre de situation peut donner à votre enfant tout ce dont il a besoin afin de l’aider à s’ouvrir sur ses sentiments. Un professionnel peut également être en mesure de diagnostiquer si quelque chose de plus grave se passe et évaluer ce qui affecte la santé de votre enfant. Seul un professionnel qualifié peut déterminer des questions telles que la maladie mentale, il ne faut pas essayer de diagnostiquer et de traiter les problèmes persistants. Encouragez votre enfant à être honnête et de partager ses sentiments avec le professionnel. Même si le principal intéressé reste l’enfant, vous pouvez aussi bénéficier de cette aide et ainsi vous ouvrir à quelqu’un qui pourra vous accompagner dans votre gestion des émotions.

Encore une fois, les parents sont des modèles pour leurs enfants en termes de comportement. De sorte, il est important que vous preniez toutes les mesures nécessaires pour veiller à ce que vos enfants vivent dans un environnement stable et apaisant.

Des problèmes de comportement chez les enfants après un divorce ou une séparation sont une réalité difficile et commune pour de nombreuses familles, mais il existe des solutions pour les parents afin de les aider à travailler ensemble pour aider à améliorer les choses pour tout le monde, Family Facility est aussi là pour vous faciliter la vie. Surveiller les émotions de vos enfants, engager des conversations à ce sujet, avoir un peu de patience, et de savoir quand il est temps de demander de l’aide sont autant d’éléments importants à mettre en pratique lorsque vous remarquez un changement dans le comportement de votre enfant. La gestion des problèmes comportementaux est une des situations à laquelle il faut penser lors du processus après le divorce.

 

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Le divorce : comment l’annoncer à ses enfants ?

La séparation de ses parents n’est jamais facile à vivre pour les enfants. Il en est de même pour les parents qui doivent trouver les mots justes et apaisants pour annoncer leur divorce.

Quel est le message à faire passer à l’enfant pour annoncer le divorce ?

Le message essentiel, celui expliquant à l’enfant que la décision prise de se séparer, est que papa et maman sont aujourd’hui malheureux ensemble. Et le fait de divorcer permettra donc d’éviter les conflits à la maison pour le bien-être de l’enfant. Il est important d’expliquer aux enfants qu’il est plus facile, pour des parents, de vivre ensemble lorsqu’ils s’aiment plutôt que de se détester et provoquer une très mauvaise ambiance au sein de la maison, à cause des disputes, lorsque l’on ne s’aime plus.

Accentuez le fait que ce sont des histoires de grandes personnes et que la faute n’est pas celle des enfants. La décision de divorcer est généralement prise pour veiller au bien-être de l’enfant et pour garder des liens sains entre les personnes concernées, car une famille, c’est pour la vie.

Comment rassurer l’enfant sur le divorce de ses parents ?

L’idée principale est que le divorce ne concerne que les parents et que l’enfant restera toujours l’enfant de papa et maman. Pour que la sécurité de l’enfant ne soit pas trop amochée, il est nécessaire que l’enfant sente la plénitude du couple parental pour que celui-ci grandisse dans un cadre serein avec une autorité maternelle et paternelle. Cette démarche va accentuer le fait que l’enfant se sentira encadré par ses deux parents, décisions comprises. Une nécessité est donc présente, celle d’organiser conjointement la vie de l’enfant, que ce soit les budgets, les plannings et les gardes.

Quand annoncer le divorce ?

Tout couple a connu des moments de tensions extrêmes les menant au bord de la rupture. La séparation peut devenir une menace mutuelle. Cependant, tant que les deux parents ne sont pas sûrs de divorcer, il ne faut pas l’évoquer au risque de provoquer chez l’enfant un engagement, un besoin d’aider ses parents, et générer des problèmes par la suite (cf. culpabilité, remords, etc.). Pendant cette période de « transition » ou la réflexion est menée sur le futur du couple, il est important pour les parents de recourir à des formules apaisantes. Une fois la décision prise, les parents pourront l’annoncer ensemble à l’enfant.

Un discours pour chaque enfant et chaque âge ?

Peu importe l’âge de l’enfant, il est nécessaire d’utiliser des mots simples devant tous les enfants. Petits comme grands, ils ont le droit à la vérité. Le fait de partager cette épreuve au sein de sa fratrie facilitera l’acceptation car ils pourront poser les questions qui les angoissent et discuter ensembles.

Ménager ses enfants en parlant de séparation momentanée ?

Les parents peuvent être tentés de parler de séparation provisoire pour ménager son enfant, mais indirectement, on peut lui demander d’être le responsable d’une possible retrouvaille, ce qui peut engendrer des symptômes chez lui. Si tout n’est pas claire, il peut développer des difficultés scolaires, faire des cauchemars ou tout autres moyens pouvant réunir ses parents autour de lui.

L’enfant a-t’il son mot à dire sur la nouvelle organisation de vie de famille ?

En aucun cas l’enfant doit être le décideur de la nouvelle organisation de vie de famille après le divorce. Il faut qu’il comprenne que se sont ses parents que choisiront la meilleure solution pour lui. Lui demander de décider avec qui il veut rester, c’est le placer en position parentale et d’insécurité qui peut renforcer le conflit de loyauté envers ses parents. Il est important qu’un enfant n’ait jamais à choisir entre son père ou sa mère même si des périodes de conflits alternent avec l’un et l’autre.

Peut-on critiquer son ex-conjoint devant son enfant ?

Cela peut avoir des conséquences désastreuses sur le développement personnel et la future vie amoureuse de l’enfant, car en dévalorisant un parent, c’est une moitié de l’enfant que l’on dévalorise. Un respect mutuel entre les deux parents va faciliter l’épreuve de la séparation pour l’enfant. Il a aussi besoin de sentir qu’il est le fruit d’une union de deux êtres qui se sont aimés et qui ne regrettent pas de l’avoir eu.

Revoir l’autre parent avec ses enfants après le divorce ?

Les séparations entre les parents sont différentes d’un couple à un autre. Pour certains parents, le divorce c’est très bien passé et la séparation c’est faite de manière adulte et sans haine. Pour d’autre, le conflit a été plus dur à supporter ce qui ne va pas faciliter les retrouvailles.

En cas de séparation « réussie », les co-parents peuvent passer des moments ensemble avec leur enfant, mais la situation doit être claire car un enfant espère, pendant plusieurs années, que ses parents se remettent ensemble et créer ainsi une confusion chez lui.

Etat émotionnel : être expressif ou prendre sur soi ?

Il est important d’être « vrai » avec son enfant en lui expliquant que le divorce est difficile et que l’on a du chagrin, mais il est nécessaire de lui faire comprendre que ce n’est pas lui qui est la cause du chagrin et que grâce à l’enfant, se sera plus facile de surmonter ce chagrin. Cependant, il est essentiel de s’intéresser à la tristesse de son enfant plutôt qu’à la sienne au risque de le faire culpabiliser et qu’il prenne toute la tristesse de ses parents.

Comment présenter les bons côtés de la situation à son enfant ?

Présenter la situation de cette façon en mettant en avant le fait que l’enfant aura deux maisons, deux fois plus de cadeaux, etc. desservira plus l’enfant qu’autre chose. Même si cela part d’un bon sentiment, ça reste du déni et sert surtout à déculpabiliser les parents.

Certains enfants vivent très bien la situation …

Même si au premier abord l’enfant semble serein, il peut développer des mécanismes de déni de sa propre souffrance. Les parents doivent veiller aux attitudes qui font masques et rester ouvert à la discussion avec son enfant pour éviter que plus tard, celui-ci ne développer ou fasse réapparaitre ses blessures suite à la séparation.

Un enfant ne sent-il pas soulagé de ne plus vivre avec des parents qui se disputent tout le temps ?

Quand la situation de crise est intense, le premier mouvement psychique de l’enfant est d’être soulagé. Mais plus en profondeur, il a un travail de deuil à faire par rapport à sa famille idéale d’origine. Après, il vivra autre chose, d’autres relations, mais il va falloir, d’abord, qu’il fasse le deuil de cette première famille.

A-t-on besoin d’un psy pour divorcer ?

Il n’y a aucune obligation de consulter un psychologue lorsque l’on divorce. Un psychothérapeute peut donner des conseils pour réguler les conflits et trouver un accord. Il peut aider à éviter un certain nombre d’erreurs majeures et permettre à chacun de mettre des mots sur sa souffrance. Mais les parents doivent absolument se sortir de la tête cette idée fort répandue que, si on va chez le psy, le divorce passera comme une lettre à la poste ! De toute façon, un divorce est difficile et douloureux à vivre pour un enfant.

Un guide pratique très intéressant à l’usage des parents qui divorcent afin d’aider leurs enfants à s’adapter à la rupture : « Nous divorçons. Quoi dire à nos enfants ? », aux éditions de l’Homme, de Darlene Weyburne.

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Enfant et difficultés scolaires, comment l’aider à les surmonter ?

De nombreux facteurs peuvent être à l’origine des difficultés scolaires de l’enfant. Timidité, troubles du langage, troubles de l’apprentissage, toutes autant qu’elles soient ces difficultés, elles peuvent mettre la scolarité de l’enfant en danger. Chaque parent est donc en droit de se poser la question de comment aider son enfant a surmontés ces problèmes ? Quels spécialistes consulter ? Voici un petit tour d’horizon pour accompagner votre enfant dans ses difficultés scolaires.

Premier point, il est important de dédramatiser les difficultés scolaires.

L’école est un lieu d’apprentissage où l’enfant doit se sentir à l’aise et dans les meilleures conditions pour favoriser son initiation. Comme nous le savons tous, l’apprentissage est fait de réussites et d’échecs mais l’important est d’essayer pour ensuite apprendre de ses erreurs. Il est donc important de ne pas tomber dans la dévotion autour de la réussite et de la performance scolaire inculquée par notre société qui va peser sur les épaules de l’enfant et engendrer des difficultés scolaires.

En temps que parents, votre rôle est de rassurer votre enfant en mettant le mot sur le fait que l’apprentissage est un processus long et qu’avec le temps, il arrivera un surmonter plus facilement les obstacles qui se présentent face à lui.

Rencontrez ses professeurs.

La rencontre avec les professeurs va vous aider à identifier où sont les difficultés scolaires rencontrées par votre enfant. Que ce soit le manque de concentration, de compréhension, le repli sur soi ou encore des troubles de l’apprentissage, les professeurs sont à-même de faire le bilan avec vous. Si votre enfant rencontre des difficultés en terme de lecture et d’écriture, il serait intéressant de consulter un spécialiste qui l’accompagnera sur cet apprentissage.

Organisez un cadre serein autour de l’enfant.

Au sein du foyer, l’enfant a besoin de rites et de rythmes pour se sentir à l’aise au quotidien. C’est pourquoi il est intéressant de proposer à l’enfant des moments de détente par rapport à son rythme scolaire. Vous pouvez aussi l’accompagner, et non l’aider, dans ses devoirs scolaires.

En primaire, le suivi scolaire ne déborder au dessus de l’heure de travail, cependant, celui-ci est nécessaire. Si vous vous trouvez dans l’incapacité d’aider l’enfant dans ses devoirs, demandez de l’aide extérieur qui peut être source de meilleurs résultats et qui permet aussi d’éviter la lutte et la contrainte du « va faire tes devoirs ».

Souplesse et amusement valent mieux que la contrainte.

Les devoirs ne doivent pas être considérés comme une corvée. En tant que parent, vous pouvez associer devoirs scolaires et formes ludiques en axant les leçons sur des actes autour du mime, de l’invention ou encore de la chanson.

Le meilleur moyen d’apprendre pour un enfant reste le jeu. Faire comprendre à l’enfant que la lecture est un plaisir et une découverte enthousiasmante aura un meilleur impact que de devoir l’imposer.

Evitez d’être trop exigeant avec votre enfant.

Généralement les enfants sont empathique et ressentent vos crispations et angoisses. C’est pourquoi vous ne devez pas vous crisper face aux résultats de votre enfant au risque de le paralyser par la suite.

Le fait d’imposer des attentes fortes à ses enfants ou de lui reprocher que ses mauvais résultats va engendrer chez l’enfant une perte de confiance et risquer de développer des difficultés scolaires.

Les enfants ont une logique assez simpliste : si je rate, mes parents ne m’aimeront plus ! C’est pourquoi vous devez lui rappeler que ce n’est pas grave d’avoir de mauvais résultats et que l’on apprend de ses erreurs, le tout en l’encourageant. Nous sommes tous passé par là et les choses finissent généralement par s’arranger.

Soyez aimant et positif.

Avoir un regard positif sur son enfant aurait toujours plus de bénéfice pour son développement que la contrainte. Encore plus lorsqu’il est en situation de difficultés scolaires. Il est important que vous fassiez confiance à votre enfant, en l’encourageant et en lui montrant qu’une mauvaise note n’est pas la fin du monde.

Consacrez du temps à votre enfant pour passer de moments de détentes avec lui et jouer avec lui en dehors de devoirs scolaires.

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La place de l’ainé dans le divorce de ses parents.

La situation de l’ainé dans le divorce de ses parents n’est généralement pas une place à envier. En pense souvent que l’enfant ainé est plus à même de comprendre et d’assumer les situations de divorces de ses parents. Et pourtant !

On pense trop souvent que l’ainé est capable de comprendre en raison de son âge et de sa position dans la famille et par rapport à ses cadets. Les parents lui font des confidences, lui raconte ce qu’il se passe. L’enfant ainé n’est ni un ami, ni un confident et les secrets ne doivent pas être son fardeau quotidien. Les parents ont une tendance à protéger le cadet, même si sa situation n’est pas la meilleure non plus et qu’il ne possède pas les mêmes privilèges que son aîné. Mais généralement, l’ainé prend généralement de plein fouet, et sans protection, tous les inconvénients de sa position d’ainé.

Le fait de ne pas protéger l’ainé, dans la situation de divorce de ses parents, peut généralement produire différents sentiments :

  • Celui d’avoir de fortes responsabilités face à ses parents. Le parent qui se confie à son ainé met généralement l’enfant dans une posture où il croit qu’il peut agir pour lui. Par conséquent, l’enfant pense pouvoir réussir les missions qui lui sont confiées et développer un sentiment d’échec car il n’a pas les compétences et les moyens nécessaires pour réussir ces tâches.

  • Peu importe l’âge de l’ainé, il se sent responsable dans la protection de son cadet face au conflit de ses parents. La maturité de l’ainé se développe plus rapidement en raison de la situation de conflit et se positionne en tant que « tampon » entre ses parents et son cadet, en évitant les détails de la situation. Cette exposition fait que l’ainé grandit plus vite qu’il ne le devrait et créé un décalage entre lui et son cadet, ce qui engendre généralement un isolement face à la fratrie.

  • Au contraire, l’ainé peut développer son agressivité face à son cadet à cause de la situation et de l’environnement qui l’entoure. Cette agressivité peut être apparenté à de la jalousie envers son cadet. Le fait de grandir trop vite peu jouer sur son comportement en se justifiant par le fait qu’il se demande pourquoi lui ne peut pas rester un « enfant », contrairement à son cadet, alors qu’il n’est lui même qu’un enfant. Cette situation s’accentue avec le fait que le cadet développe de la jalousie envers son ainé en raison des faveurs accordées et l’ainé développe de la jalousie envers son cadet en raison des bénéfices du petit protégé.

  • L’enfant se créé une carapace et une hyper-vigilance qui lui permettent de le protéger des dangers conflictuels et repousse encore plus son statut d’enfant. En raison de sa proximité avec les conflits de grandes personnes (tristesses, confidences, etc.), il se sent obliger d’aider ses parents mais aussi son cadet. Cette hyper-vigilance développée va lui permettre d’éviter les problèmes et les souffrances. A partir de ce constat, l’enfant va développer des angoisses en voyant le danger partout et perdre la naïveté de leur enfance, et va s’épuiser lentement en essayant de trouver une solution à tout.

  • L’ainé peut aussi développer un aspect de « loyauté » envers l’un des parents, en raison des responsabilités qui lui sont confiées par le parent. Par conséquent, il peut, par esprit de loyauté, refuser le nouveau compagnon de l’autre parent, en le critiquant, le rejetant, ne l’écoutant pas, etc. pour ne pas perdre ses avantages.

 

 

Au travers de ces arguments, on voit que la condition d’un ainé n’est pas à désirer lors de la séparation de ses parents. L’important ici est de ne jamais mêler ses enfants à la séparation, peu importe l’âge.

Et si dans un monde idéal, un divorce n’était pas l’occasion de se déchirer ?

 

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L’après-séparation, comment réussir sa famille recomposée

De nombreuses questions peuvent se poser lors de la « reconstruction » d’une nouvelle vie avec une nouvelle tribu. La vie de couple ne s’arrête pas après un divorce et les parents peuvent refaire leur vie avec une nouvelle famille, une famille recomposée. Mais pour éviter l’addition de rancunes et la propagation des conflits, il est important de prendre en compte quelques critères à approfondir en famille, mais aussi avec sa famille recomposée.

« On choisit ses amis, on ne choisit pas sa famille ». Cette citation est d’autant plus vraie lorsqu’il s’agit d’une famille recomposée. Malgré la « belle vie » des séries télévisées, la vie d’une famille recomposée n’est pas toujours drôle : jalousie, trouver sa place dans cette nouvelle vie, rapport à l’autorité sont autant de contraintes et challenges que ces familles recomposées doivent relever dans leur vie de tous les jours.

Pour relever ces dangers, il n’existe pas de solutions miracles mais il est important d’en comprendre les enjeux et de définir des repères pour une famille recomposée et d’identifier le rôle de chacun pour cultiver une vie commune plus agréable.

Un nouveau compagnon dans la famille.

Ce changement dans la vie de famille fait qu’il faudra du temps aux enfants pour former des liens avec l’adulte. D’autant plus s’il s’agit du nouveau compagnon de son parent. Avant de « recevoir » le conjoint(e) à temps complet à la maison, il est important de prendre le temps de discuter avec ses enfants et de prendre en compte leurs avis, leurs aprioris, leurs inquiétudes.

Même si l’enfant n’a pas le pouvoir de décision concernant la vie privée de ses parents, il reste au centre de ces changements familiaux. C’est pourquoi il est important que la rencontre entre eux ne soit jamais le « fruit du hasard ». Il est nécessaire d’officialiser la rencontre pour permettre d’exprimer plus sereinement le nouveau cadre de vie de l’enfant.

Pour mieux appréhender ces changements, il est essentiel de le faire dans un espace neutre (repas, sortie, etc.) tant pour l’enfant que pour le futur beau-parent. Cette rencontre déterminera l’envie de l’enfant de s’investir dans cette nouvelle relation. C’est pourquoi, il ne faut pas imposer la nouvelle relation, le nouveau statut du compagnon, de papa ou de maman comme beau-parent. Il faut laisser à l’enfant le temps de créer des rapports avec son futur beau-parent.

Quelle place pour le beau-parent ?

Il est important que l’enfant comprenne que son beau-parent n’est pas un copain ou un égal mais bien un adulte. Il doit savoir qu’il peut compter sur ce beau-parent mais, en contrepartie, il doit lui obéir et le respecter.

Le beau-parent, même s’il a un rôle éducatif, a un devoir de protection et un droit d’autorité, il ne doit pas se substituer au rôle de père ou de mère car l’enfant à déjà son « vrai »parent mais s’ils sont séparés. C’est pourquoi le rôle du parent présent est décisif car c’est lui qui va épauler son nouveau compagnon à trouver sa place dans cette famille recomposée, en lui donnant des initiatives au sein de cette nouvelle famille recomposée.

Quel nom pour le beau-parent ?

Il est sûr que le nom « papa » ou « maman » n’est pas optatif d’autant plus si le vrai parent contribue à l’éducation de l’enfant. Le plus courant est la dénomination du prénom du beau-parent. Cependant, dans une famille recomposée, même si les relations sont facilitées au début, il peut y avoir une ambivalence. D’une part, il permet de définir la place chacun, que ce soit du beau-parent et de l’enfant. D’autre part, les limites entre l’enfant et le beau-parent, ne sont pas clairement définies. C’est donc important que le beau-parent n’est pas un rôle de « copain » et qu’une véritable position d’adulte soit définies.

Les surnoms, choisis par l’enfant, doivent parallèlement être acceptés par le beau-parent car il permet d’identifier un statut particulier et montrer une charge affective de l’enfant qui créé du lien.

Quel statut pour le beau-parent ?

La question que l’on peut se poser est celle de la façon dont-on doit traiter son enfant et celui de l’autre parent. Doit-on avoir les mêmes réactions pour chacun enfant ou tempérer son autorité par rapport à l’enfant de l’autre parent.

Même s’il est important de ne pas avantager plus un enfant que l’autre, il est clair que l’on ne peut pas contester le fait qu’il existe une disparité entre les relations avec son enfant et celui de l’autre parent. Il est donc important de considérer chaque enfant de manière différente. Le plus important est d’être vigilant aux hypothétiques inquiétudes de l’enfant du conjoint et d’engager la discussion avec lui pour tranquilliser la situation.

Pour éviter qu’un des enfants se sente délaissé, il est nécessaire de prêter attention à son bien-être en veillant à ne pas être moins pointilleux avec l’enfant de l’autre parent même si l’on n’est ni le père ou la mère de celui-ci. Il faut aussi savoir accorder du temps à son propre enfant, en intimité, pour montrer que son statut n’est pas menacé.

Des dissonances dans le style d’éducation.

Il est important de définir des règles de vie commune, et que celles-ci soient respectées, même si les enfants ne vivent pas sous le même toit la semaine et le weekend. Il n’existe rien de pire pour l’enfant que des parents qui se contredisent devant eux. Les enfants sont intelligents et sauront utiliser les failles que se présentent face à eux.

Même si des différends, qu’ils soient inévitables ou non, naissent, il faut savoir les mettre de côte sur le moment, puis en rediscuter après pour remettre les choses au clair et trouver un terrain d’entente. Concernant la famille recomposée, il est important d’élaborer des rites (fêtes, discussions, sorties, etc.) permettant de créer des liens collectifs.

Comment gérer les conflits dans une famille recomposée ?

Il est vrai que l’enfant n’est pas toujours capable d’accepter l’autorité du beau-parent. C’est pourquoi le parent légitime doit soutenir les choix de son nouveau compagnon. Si vous constatez que le conflit dure, il ne faut pas s’entêter, mais prendre le temps d’en discuter avec la mère ou le père qui interviendra par la suite pour en faire jouer son autorité.

Cette situation peut être due au fait que ni l’enfant, ni le beau-parent ne se sentent décidés de créer une véritable relation « parentale ». Cependant, il ne faut surtout pas, pour le beau-parent, tenter d’acheter la sympathie de l’enfant au risque d’envenimer les choses.

Cette situation n’est jamais facile tous les jours pour les beaux-parents, mais il est important de laisser l’enfant s’exprimer et lui montrer que l’on conçoit bien la situation. Cependant, il est nécessaire de définir des limites telles que la violence.

N’oubliez pas que, même si vous êtes dans une famille recomposée, la « loi » dans la maison se fait à deux parents, mais il faut être capable de faire sentir à l’enfant que le lien qu’il l’attache à son véritable parent est un lien privilégié.

Quelles relations entre le beau-parent et l’ex-conjoint ?

Même si l’ex-conjoint ne fait plus directement parti de votre vie, il est important de l’informer de l’arrivée de votre nouveau compagnon dans la vie de famille de l’enfant. L’ex-conjoint doit être informé de la personne avec qui va grandir son enfant. Cependant, il est inutile de faire semblant de s’aimer au risque de désorienter l’enfant. Pour autant, il n’est pas nécessaire que les conflits soient souhaitables surtout que l’enfant se retrouve généralement au centre des discordes (jours de garde, pensions alimentaires, etc.).

Aujourd’hui, les critiques qui peuvent exister entre l’ex-conjoint et le beau-parent, et inversement, sont généralement très perturbantes pour l’enfant. La dévalorisation de l’un ou de l’autre, qui le construisent jour après jour, risque de dévaloriser l’enfant lui-même.

Cette situation risque de faire naitre chez l’enfant un conflit de loyauté et par conséquent s’interdire une relation avec son beau-parent, au sein de sa famille recomposée, par crainte d’abandonner son vrai parent. Il est important de créer et d’entretenir des relations civilisées devant l’enfant. Cette situation sera possible que si les conflits sont résolus et qu’aucune rancœur n’existe entre les ex-conjoints. Cette relation permettra de définir plus simplement le rôle de chacun : le parent, l’ex-conjoint et le beau-parent, dans l’éducation de l’enfant.

Quelle organisation dans la famille recomposée ?

La situation parfaite pour chaque enfant serait qu’ils aient une chambre chacun, ou au minimum une chambre réservée lorsqu’ils sont en visite chez leur parent. Dans certains cas, les enfants des deux parents se retrouvent à partager la même chambre. En bas âge, cela peut favoriser la complicité, mais lorsque ceux-ci sont plus grands, cela peut créer des conflits. C’est pourquoi il est nécessaire de demander l’avis de chacun et qu’ils se sentent respectés dans leur lieu de vie.

Famille recomposée : une nouvelle fratrie.

Peut importe les familles, il existe des affinités plus ou moins forte avec un frère ou une sœur. Ce qui peut aussi être le cas dans une famille recomposée. Il est important que le respect soit le mettre mot au sein du foyer. En étant un parent juste, à l’écoute de chacun, on bâtira plus facilement les fondements d’une meilleure entente entre eux.

Famille recomposée : comment bien accueil l’enfant en visite.

Pour un enfant, il est toujours difficile d’arriver le weekend chez son autre parent et de le voir consacrer sont temps à l’éducation des enfants de son nouveau conjoint. La jalousie peut naitre chez celui-ci. Il est donc important que le parent fasse que son enfant ne se sente pas de trop ou comme simple visiteur. Et l’enfant sera d’autant plus sensible s’il voit que son parent a tout organisé pour chacune de ses venues. Plus que préparer sa venue, le parent doit aussi accorder des moments privilégiés avec son enfant (restaurant, cinéma, sport, activités manuelles, etc.) pour lui faire sentir qu’il reste son enfant même si le quotidien n’est pas partagé.

Un nouveau né dans une famille recomposée.

Dans une famille recomposée, la naissance d’un bébé peut confirmer, pour l’enfant, que son parent et son beau-parent soient officiellement unis. La naissance rassemble généralement la famille recomposée. Elles peuvent aussi signifier, pour l’enfant qui a déjà vécu la séparation de ses deux parents, ne subira pas de nouveau l’éclatement de son « nouveau foyer » et revivre cette situation perturbante. Cependant, les enfants peuvent voir naitre un sentiment d’abandon par rapport au nouveau né. C’est pourquoi le parent et le beau-parent doivent être à l’écoute des inquiétudes des enfants et les rassurer. Grâce à cela, ils pourront plus facilement concevoir, à leur rythme, la nouvelle « vie » qui vient compléter ce puzzle familiale.

« Quand naît une relation amoureuse entre les enfants », Jean-Pierre Winter, psychanalyste répond à cette question.

L’inceste peut être une question qui apparaît dans une famille recomposée. Que se passe t’il si une relation amoureuse apparaît entre deux frères et sœurs sans lien de sang ? Jean-Pierre Winter nous aide à répondre à ces interrogations.

Le tabou de l’inceste ne fonde pas les liens biologiques ou génétiques entre les gens, mais les liens symboliques, sur lesquels toute société a besoin de s’appuyer pour s’organiser. Or, ce sont bien des liens symboliques qui se tissent au sein d’une famille recomposée. Les transgresser, c’est donc transgresser l’interdit de l’inceste. Comment réagir face à deux ados d’une même « tribu » qui ont une relation ? Je ne les condamnerais pas, mais je leur dirais qu’ils se mettent dans une situation bien compliquée : outre la réprobation sociale à laquelle ils vont se confronter (non que la société soit moralisatrice, mais elle « sent » bien que la nature des liens sur lesquels elle repose est mise en danger), va se poser le problème de la nomination des places de chacun dans la famille, et ce sur plusieurs générations. Car respecter l’interdit de l’inceste, c’est aussi permettre aux individus de se situer les uns par rapport aux autres, en sachant, par exemple que quand je dis « mon père », je ne désigne pas en même temps « mon oncle ».

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